Les blogueurs de Twitter et Facebook soutenus et financés par Washington

Publié le par le blog de Sassia

Posted 15 fév 2011 in nouvel ordre mondial

Par Michel Chossudovski

 

En ce qui concerne le mouvement de protestation en Egypte, plusieurs groupes de la société civile financés par des fondations américaines ont mené la protestation sur Twitter et Facebook:

« Des militants du mouvement Kifaya en Egypte (Ca Suffit) – une coalition d’opposants au gouvernement – et le Mouvement de la Jeunesse du 6 avril ont organisé les manifestations sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Les bulletins d’information de l’Ouest ont dit que Twitter semblait avoir été bloqué en Egypte plus tard mardi. » (Voir Voice of America, l’Egypte secouée par des manifestations anti-gouvernementales meurtrières)

Le mouvement Kifaya, qui a organisé l’une des premières manifestations dirigées contre le régime de Moubarak à la fin 2004, est soutenu par l’organisation américaine International Center for Non-Violent Conflict.. Kifaya est un mouvement à base large qui a également pris position sur la Palestine et l’interventionnisme américain dans la région.

À son tour, Freedom House a été impliquée dans la promotion et la formation au Moyen-Orient et en Afrique du Nord des blogs Facebook et Twitter:

Les membres de Freedom House ont acquis des compétences en matière de mobilisation civique, leadership, et planification stratégique, et bénéficient de possibilités de réseautage grâce à l’interaction avec les bailleurs de fonds basés à Washington, les organisations internationales, et les médias. Après leurs retour en Egypte, les membres ont reçu de petites subventions pour la mise en œuvre d’initiatives novatrices comme la défense d’une réforme politique par le biais de Facebook et des SMS.

 

http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=66&program=84. (c’est l’auteur qui souligne)

Du 27 Février au 13 Mars [2010], Freedom House a accueilli 11 blogueurs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord [de différentes organisations de la société civile] pour deux semaines de voyage d’étude sur les nouveaux médias à Washington, D.C. Le voyage d’étude à assuré aux blogueurs une formation en sécurité numérique, en production de vidéo numérique, développement par message, et cartographie numérique. Alors qu’à D.C., les membres ont également participé à une séance d’information du Sénat, et ont rencontré des hauts fonctionnaires à l’USAID, au département d’Etat [ministère] et au Congrès ainsi que les médias internationaux, y compris Al-Jazira et le Washington Post. http://www.freedomhouse.org/template.cfm?page=115&program=84&item=87, c’est l’auteur qui souligne.

On peut facilement appréhender l’importance attachée par l’administration américaine à ce « programme de formation » de blogueurs, qui est couplé avec des réunions de haut niveau au Sénat américain, au Congrès, au Département d’Etat, etc…

Le rôle des médias sociaux du type Facebook et Twitter en tant que moyens d’expression de la dissidence, doit être soigneusement évalué: les blogueurs de la société civile sont pris en charge par la Freedom House (FH), la National Endowment for Democracy (NED) et le Département d’Etat américain.

BBC News World (diffusion au Moyen-Orient) citant des messages internet égyptiens a indiqué que « les Etats-Unis avaient envoyé de l’argent aux groupes pro-démocratie« . (BBC News World 29 Janvier 2010). Le Mouvement de la Jeunesse du 6 avril est soutenu secrètement par Washington. Selon un rapport publié dans le Daily Telegraph, citant un document secret de l’ambassade américaine (29 janvier 2011):http://infoguerilla.fr/?p=8246

« Les manifestations en Egypte sont conduites par le Mouvement de Jeunesse du 6 avril, un groupe sur Facebook qui a principalement attiré des membres jeunes et éduqués opposés à M. Moubarak. Le groupe compte environ 70.000 membres et utilise des sites de réseautage social pour orchestrer les manifestations et tenir informé sur leurs activités.

Les documents publiés par WikiLeaks révèlent que les fonctionnaires de l’ambassade des États-Unis [au Caire] ont été en contact régulier avec le militant tout au long des années 2008 et 2009 , le considérant comme l’une de leurs sources les plus fiables d’informations en matière de violations des droits de l’homme (c’est l’auteur qui souligne). »

Source: globalresearch

 

WikiLeaks-Egypte. Les États-Unis ont financé le mouvement pro-démocratie malgré Moubarak

AFP

Selon des notes obtenues par WikiLeaks, le meilleur allié arabe des États-Unis serait victime d’un double jeu de la part de Washington.

Les États-Unis ont financé à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars des organisations de promotion de la démocratie en Égypte au grand dam du président Hosni Moubarak, selon des notes obtenues par WikiLeaks et publiées vendredi par le journal norvégien Aftenposten.

L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) aurait prévu de consacrer 66,5 millions de dollars en 2008 et 75 millions en 2009 à des programmes égyptiens sur la démocratie et la bonne gouvernance, selon une note de l’ambassade des États-Unis au Caire du 6 décembre 2007.

« Le président Moubarak est profondément sceptique à l’égard du rôle des États-Unis dans la promotion de la démocratie« , souligne un autre télégramme diplomatique datant du 9 octobre 2007. « Toutefois, les programmes du gouvernement américain aident à établir des institutions démocratiques et à renforcer les voix d’individus en faveur d’un changement en Égypte« , ajoute la note américaine.

Selon Aftenposten, qui dit avoir récupéré d’une manière restée obscure l’intégralité des 250.000 documents diplomatiques obtenus par WikiLeaks, les États-Unis ont donc directement contribué à « développer des forces qui s’opposent au président«  Moubarak.

 

L’Égypte en proie à de violentes manifestations

La deuxième note précise que les sommes versées par les États-Unis à la promotion de la démocratie recouvraient à la fois des programmes diligentés par le gouvernement égyptien lui-même et des aides financières à des ONG égyptiennes et américaines actives dans ce domaine.

La ministre égyptienne de la Coopération internationale Fayza Aboulnaga aurait demandé dans une lettre à l’ambassade que l’USAID cesse de financer dix de ces organisations « au motif (qu’elles) n’ont pas été correctement enregistrées comme ONG« , selon une troisième note du 28 février 2008.

Généralement considéré comme le successeur désigné du président Moubarak, son fils Gamal est aussi décrit comme « irritable concernant les financements américains directs en faveur de la démocratie et de la bonne gouvernance« , révèle une quatrième note du 20 octobre 2008.

Source: lepoint

 

Les Etats-Unis et l’opposition égyptienne

Le président Moubarak, au pouvoir depuis trois décennies, est le plus proche allié arabe des Etats-Unis. Et l’armée égyptienne a bénéficié l’an dernier de subventions américaines à hauteur d’1,3 milliard de dollars. Mais ce vendredi les Etats-Unis ont choisi de faire pression sur leur partenaire régional: le président Barack Obama a réclamé des réformes politiques « concrètes » et l’arrêt des violences.

WikiLeaks révèle au sujet des relations entre les deux pays que les Etats-Unis n’ont pas seulement financé l’armée égyptienne. Ils ont aussi soutenu des organisations de promotion de la démocratie en Egypte, selon des notes publiées vendredi par le journal norvégien Aftenposten.

« Les programmes du gouvernement américain aident à établir des institutions démocratiques et à renforcer les voix d’individus en faveur d’un changement en Egypte« , ajoute la note américaine. L‘Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) aurait ainsi prévu de consacrer 66,5 millions de dollars en 2008 et 75 millions en 2009 à des programmes égyptiens sur la démocratie et la bonne gouvernance, selon une note de l’ambassade des Etats-Unis au Caire du 6 décembre 2007.

Voilà qui a irrité le président Moubarak, « profondément sceptique à l’égard du rôle des Etats-Unis dans la promotion de la démocratie », souligne un autre télégramme diplomatique datant du 9 octobre 2007. Son fils Gamal, souvent présenté comme son successeur désigné, n’apprécie guère non plus. Il est irritable concernant les financements américains directs en faveur de la démocratie et de la bonne gouvernance« , révèle une autre note du 20 octobre 2008.

Enfin, la ministre égyptienne de la Coopération internationale Fayza Aboulnaga aurait demandé dans une lettre à l’ambassade que l’USAID cesse de financer 10 de ces organisations « au motif (qu’elles) n’ont pas été correctement enregistrées comme ONG« , selon un document daté du 28 février 2008.

Source: lexpress

 

 

Publié dans Think Global

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