This happened because of You

Publié le par Sassia

  
  obama victory
 
commentaire internaute 
  • RMC - NYC The President won with a coalition of young people, minorities (and so-called minorities will soon be our majority), middle-class workers (maybe not the men, but he got the women) and women of all socio-economic backgrounds. This seems to me to be a pretty broad coalition. Blue-collar white men and a few white women, along with evangelicals, don't comprise a very wide constituency. The Republican base is numerous, but narrow -- and shrinking. I hope that whoever analyzes the election results will focus, not on peripherals such as Sandy, but rather the central facts: Obama's record of support for the middle-class (symbolized by his rescue of GM); his support for reproductive rights -- and his phenomenal ground strategy. I was one of many, many thousands of volunteers organized by the campaign to canvas and call battleground states. People also could make such calls at home, by logging onto the Obama campaign website. We had our own version of Facebook, with local "pages" for each group. My group had over 200 such members, held two phone banks per week, and sent weekly buses into PA. Obama did not rely on ads to sway voters; he is a community organizer, and he organized. He had a strategy that focused on holding key battleground states, and he deployed his troops accordingly. It was a people-to-people campaign. If you want to know why he won, look to the man, and the people. We won it together.
  • Nov. 7, 2012 at 6:18 a.m. source nytimes
 
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Publicité négative d'Obama sur Romney
 
La manne des super PAC

Première article d'une série de quatre sur l'élection présidentielle américaine. La très chère campagne pour amener le prochain locataire à la Maison-Blanche est avant tout alimentée par les coffres des Political Action Committees (PAC).
Jamais élection présidentielle n'aura coûté aussi cher. Les experts américains en dépenses publicitaires tablent sur un duel Barack Obama-Mitt Romney à plus de 2 milliards de dollars, peut-être même 2,5 milliards, ce qui correspond à 40% d'investissements supplémentaires par rapport à celle de 2008.
Le groupe d'études et de conseil Borrell Associates a réalisé une enquête détaillée sur l'ensemble des dépenses politiques de l'année. L'auteur du rapport, Kip Cassino, a mis bout à bout la présidentielle, les sénatoriales, les votes pour la Chambre des représentants, les juges et les élus locaux. L'ensemble représenterait 9,8 milliards de dépenses publicitaires, presque 3 milliards de plus qu'en 2008. Des chiffres à comparer aux 400 millions d'euros de la présidentielle et des législatives françaises.
L'expert de Borrell Associates tablait initialement sur 1,62 milliard de dollars pour la seule présidentielle. Mais c'était compter sans les «super PAC», une version survitaminée des traditionnels Political Action Committees (PAC), ces organisations représentant des intérêts privés et collectant de l'argent pour soutenir un candidat. En 2010, une décision de la Cour suprême leur a permis de recevoir des dons sans limite et de mener leur propre campagne publicitaire. Responsables cette année de 48% des dépenses, ce sont bien eux qui font monter la mayonnaise publicitaire de la présidentielle à cette hauteur financière.
Les milliardaires prêts à signer de gros chèques, parfois plusieurs millions de dollars, ont généreusement arrosé les «super PAC» pendant la campagne des primaires républicaines. Et quand Mitt Romney l'a emporté, ils ont continué à alimenter ces précieux soutiens conservateurs. Le roi de l'immobilier texan Bob Perry, le milliardaire des casinos Sheldon Adelson ou encore Julian Robertson, le célèbre patron du «hedge fund» (fonds de gestion alternative) Tiger Management, ont abondemment alimenté ces comités, comme Restore our Future, American for Prosperity, American Energy Alliance ou encore Crossroads, la création de Karl Rove, éminence grise de l'ex-président George W. Bush.

La part du lion pour la télévision

Le président démocrate Barack Obama a lui aussi bénéficié de la manne de ces machines à cash, telle Priorities USA. Mais ses amis haut placés sont moins fortunés. Jeffrey Katzenberg, le patron des studios d'animation Dreamworks, n'a fait don «que» de 2 millions de dollars. Jon Stryker, un militant de la cause homosexuelle et Irwin Jacobs, le fondateur de la société Qualcomm, ont également versé au pot.
Heureusement pour le président en place, les «bundlers» sont entrés en action. Ces amis qui réunissent de grosses sommes en organisant des repas à 50 000 dollars la table ont été particulièrement efficaces. Anna Wintour, la rédactrice en chef de Vogue, a récolté 2,7 millions de dollars et Harvey Weinstein, figure de proue du cinéma indépendant, a rapporté 750 000 dollars.
Tout cet argent sert essentiellement à payer les spots télévisés. L'expert de Borrell Associates estime que les journaux imprimés ne recevront que 7% de la manne. Les réseaux TV en revanche récupéreront la part du lion: 57,3%. La télévision câblée devrait engranger 9,5% et la radio 8,3%. Kip Cassino parie sur une envolée des publicités digitales de 616% par rapport à 2008. Mais, au final, le budget digital ne pèse que 1,5% du total. «Les directeurs de campagne ont appris leur métier dans les années 1990, constate Kip Cassino, ils croient beaucoup plus à la télévision.» Les deux derniers mois sont consacrés aux «Swing States», ces Etats qui peuvent basculer d'un côté ou de l'autre. C'est pourquoi Brad Adgate, directeur de recherche d'Horizon Media, parie lui aussi sur la télévision locale. «Les spots négatifs dénonçant l'autre candidat marchent très bien», assure-t-il. Miami, Orlando, Tampa, les trois grandes villes de l'Etat clé de Floride, vont être inondées.
   
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 Les équipes et les stratégies

11/10/2012 - Le président Barack Obama et son opposant Mitt Romney utilisent les services de multiples publicitaires, consultants et stratèges essentiellement pour attaquer le camp adverse.
"Wake the fuck up!" ("Réveillez vous bordel!"). La vidéo de l'acteur noir Samuel L. Jackson en faveur du président Barack Obama, qui a fait sensation lors de sa sortie fin septembre, illustre les nouvelles tendances des publicités du dernier round de la campagne présidentielle américaine. Toujours plus agressives. "Désolé mon pote, mais on n'a pas le temps de ronfler. Un millionnaire ayant perdu le contact a déclaré la guerre à l'école, à l'environnement, aux syndicats...", accuse l'artiste en pointant du doigt Mitt Romney, le candidat républicain. Ce film n'a pas été financé par la "team Obama", l'équipe du président, mais par le Jewish Council for Education and Research, un "super PAC" (Political Action Committees) pro-démocrate (lire Stratégies n°1694), mis sur orbite par Alexander Soros, le fils du milliardaire de Wall Street George Soros.
   

Des experts en politique locale

 

 

Erika Franklin Fowler, directrice du Wesleyan Media Project, créé par l'université Wesleyan (Connecticut) pour suivre et analyser les spots TV gouvernementaux et politiques, souligne que, depuis le mois de juin, 62% des publicités sont de "pures attaques" contre le candidat adverse. Ces films diffusés sur Internet et les télés câblées et destinés à la quinzaine d'Etats dont le vote peut basculer d'un côté ou de l'autre, sont imaginés, conçus et mis sur le marché par de petites agences peu connues mais expertes en politique locale. Priorities USA, un "super PAC" pro-démocrate fait ainsi travailler GSG Communications à New York, Ossen Cardenas Media en Californie ou encore Ralston Lapp Media à Washington DC. Dans le camp de Mitt Romney, ce sont Targeted Victory en Virginie, Analytics Buxton au Texas et Mentzer Media Services dans le Maryland qui sont en première ligne. Le président de l'agence, Bruce Mentzer, s'était illustré en 2004, lorsqu'il avait fait circuler les publicités mettant en doute le statut héroïque du candidat démocrate John Kerry au Vietnam. 

suite : http://www.strategies.fr/actualites/marques/197144W/2-4-les-equipes-et-les-strategies.html

     
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Duel sur la Toile

18/10/2012 - Les deux candidats se sont entourés d'experts sachant tout faire sur Internet: lever des fonds, organiser les militants, diffuser la bonne parole et... saper le moral de l'adversaire.
 
Un mauvais tweet et la campagne trébuche. Cette fois, les équipes des candidats à l'élection présidentielle américaine ont saisi l'importance des réseaux sociaux. Et elles se sont activement préparées pour occuper Facebook, Twitter, You Tube, Google Adwords, Tumblr, Spotify, Instagram... Les Romney boys alimentent la plate-forme Tumblr de photos titrées «No we can't», la réponse ironique au fameux slogan «Yes we can» de Barack Obama en 2008. Les démocrates de leur côté se moquent de la star Clint Eastwood qui, lors de la Convention républicaine, sermonna une chaise vide, incarnant Barack Obama. Leur réponse sur Twitter? Une photo du président bien assis sur sa chaise. «Ce siège est pris»


«Barack Obama a plus de cent personnes qui travaillent sur le digital à Chicago», explique Andrew Rasiej, de l'association Personal Democracy Media. Harper Reed, le technicien en chef de la campagne, a construit une plate-forme très sophistiquée pour organiser les militants, perfectionner la banque de données des électeurs et occuper Internet. Les démocrates utilisent régulièrement les services des agences Blue State Digital et Bully Pulpit Interactive. Blue State Digital, filiale de WPP, a été créée par des pionniers du Web, de jeunes membres de l'équipe d'Howard Dean, l'ancien candidat démocrate aux présidentielles de 2004 qui avait impulsé les premiers pas de la levée de fonds sur Internet. Depuis, Blue State a fait du chemin. Ses 160 salariés, installés à Washington, symbolisent l'esprit start-up avec leurs Mac, leur table de ping-pong et leurs «casual friday».
 
 
Des messages hyperciblés
 
Mitt Romney, lui, utilise les services de Targeted Victory, une agence fondée par deux jeunes républicains en 2009, Zac Moffat et Michael Beach. Zac Moffat s'est installé temporairement au QG de son candidat à Boston pour animer une équipe d'une centaine de personnes, experte en publicité sur Google Search et créations de tweets. A eux d'essayer de combler le retard de Mitt Romney sur Barack Obama aux pays des tweets. Le républicain affiche 1,384 million de fans sur Twitter, le président 20,8 millions. Or, si l'on en croit la société d'études Compete, Twitter peut se révéler très efficace: l'utilisateur moyen de Twitter recevant un message politique a 97% de chances supplémentaires de visiter un site de donations que l'internaute non averti.   

En fait, tout se passe dans l'arrière boutique. «La différence avec la campagne précédente c'est la quantité de données réunies, explique Stu Trevelyan, le fondateur de NGP Van, expert démocrate en «activation du vote». Avec toutes les informations collectées en ligne et ailleurs, les partis sont capables de personnaliser au plus près le courrier électronique qu'ils envoient.» Le prorépublicain Paul Winn, consultant à l'agence Smart Media Group, renchérit: «Vous pouvez vous concentrer sur un code postal spécifique, le message est hyperciblé. Et bien plus efficace. Les bénévoles qui font du porte-à-porte ont sur leur Iphone toutes les informations concernant l'électeur, raconte Andrew Rasiej, de Personal Democracy Media. Le militant sait grâce à Facebook que l'électeur aime les produits bio, il parlera donc de la politique écologique du candidat.»

Si la campagne digitale de 2012 n'a pas fait émerger un nouveau slogan du type «Yes we can», elle a permis de toucher un public plus jeune avec des photos, vidéos, informations inédites... Mais, revers de la médaille, les candidats doivent s'adapter vite et éviter bourdes et gros mensonges. A chaque débat télé, les tweets pleuvent: 10,3 millions lors du premier face-à-face, et 7,2 millions lors du second.
 
Caroline Crosdale, correspondante à New York
    strategies.fr
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"Dear Little Girl , Sorry We Made You Cry "

 
             

Publié dans Think Global

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