Conférence de presse de Francois Hollande

Publié le par Sassia

Hollande : balle au centre

 

François Bayrou, le président du MoDem, a jugé mardi 13 novembre François Hollande "convaincant" lors de sa première conférence de presse, ajoutant que la politique de soutien aux entreprises du gouvernement était "celle que nous attendions".

"La première question que l'on se pose lors de la première conférence de presse d'un nouveau président de la République, c'est de savoir s'il est au niveau de sa fonction", a déclaré François Bayrou lors de l'émission "Preuves par 3" Public Sénat/AFP. "La réponse ce soir est oui", a-t-il poursuivi. François Hollande "a été à la hauteur de la fonction, il a été précis, maîtrisé dans son expression et montrant sa connaissance des sujets qu'il abordait et donc au bout du compte convaincant".

Par ailleurs, "tout le monde voit bien l'impact de la réorientation qui est d'ores et déjà la ligne directrice de l'action du gouvernement", a-t-il ajouté. "La politique de l''offre' qui mobilise l'action gouvernementale vers le soutien aux entreprises me réjouit", a-t-il dit. "Elle était celle que nous attendions et que d'ailleurs nous prévoyions". Pour le responsable du MoDem, "c'est le seul moyen pour la France d'être forte et de jouer tout son rôle au sein d'une Union européenne animée d'un nouvel élan".

suite : http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20121113.OBS9223/hollande-bayrou-applaudit-une-prestation-convaincante.html

 

Jean-Louis Borloo, nouveau patron de l'UDI, ne fait pas de cadeau à Hollande, estimant que "le cap, c'est le rétroviseur". Mais au Sénat comme à l'Assemblée, le groupe centriste n'est pas insensible aux propositions, notamment sur la compétitivité. En commission des lois, les sénateurs UDI-UC se sont abstenus ce mercredi sur la première partie du Projet de loi de finances. S'ils font de même en séance, le texte pourrait être voté malgré l'abstention du Front de gauche. Une mini révolution à la Haute chambre qui déplacerait clairement le curseur politique vers le centre.


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Internationale  


extraits

Syrie
J'annonce ici que la France reconnaît la coalition nationale syrienne comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique permettant d'en terminer avec le régime de Bachar Al Assad.
Est-ce à dire que nous allons maintenant procéder à une intervention armée. Là encore, il n'y aura d'intervention armée que si le Conseil de sécurité en décide. Aujourd'hui il n'est pas dans cette disposition d'esprit dès lors que notamment la Russie s'y oppose.
Partout des zones libérées ont pu être constituées et seront sous l'autorité de ce gouvernement, elles devront être protégées.

-Mali
Cette question du Mali a été avec la Syrie l'une des premières que j'ai eu à traiter comme président de la République. La partie nord du Mali devenait l'objet d'une occupation par des troupes terroristes ; c'était suffisamment grave pour que la France puisse non pas intervenir à la place des Africains, il n'en a jamais été question, mais il s'agit d'aider les Africains à s'organiser par rapport à cette menace. Nous avons donc pris toutes les initiatives utiles et notamment au Conseil de sécurité pour faire voter une résolution et pour préparer une suivante qui permettra aux Africains d'intervenir avec tout le confort de la légalité internationale. Mais surtout nous voulions que les Africains eux-mêmes, dans le cadre de la Cédéao, puissent prendre la décision de préparer cette intervention tout en maintenant un dialogue politique avec les forces du Nord-Mali qui rompront avec le terrorisme. Ce qui s'est passé à Abuja il y a quelques jours est très important puisque la Cédéao plus l'Algérie, la Mauritanie et le Tchad ont délibéré pour qu'il y ait une possibilité d'intervention.
La France et l'Europe feront en sorte de soutenir logistiquement avec aussi de la formation cette préparation, et en aucun cas la France n'interviendra elle-même au Mali, parce que là encore, ce n'est pas ce que nous voulons faire, parce que nous avons avec l'Afrique une relation de confiance et de respect. A la question sur un risque de diffusion du terrorisme dans d'autres pays, François Hollande a répondu que si ce risque venait à se présenter «nous les soutiendrons pour les en protéger». «Il y a aujourd'hui, hélas, un certain nombre de ressortissants français qui participent à cette occupation et à la préparation d'actes terroristes. Nous devons y faire très attention. C'est là qu'il y a sûrement les plus grands dangers pour notre pays.» Une intervention militaire au Nord-Mali est-elle inévitable ? «Il suffirait que les groupes terroristes se retirent du Nord-Mali et il n'y aura plus de raison d'intervenir. Et un dialogue est engagé avec un certain nombre de représentants touareg qui veulent rompre avec ces groupes terroristes.»

 

Analyse : Fabrice Balanche université Lyon II

SYRIE. "Hollande a fait une réponse de Normand"

Le président de la République François Hollande a annoncé mercredi 13 novembre lors de sa conférence de presse que "la France reconnaissait la coalition comme la seule représentante du peuple syrien et donc comme le futur gouvernement provisoire de la Syrie démocratique permettant d'en finir avec le régime de Bachar al-Assad". "Une déclaration de principe", pour le chercheur et maître de conférence à Lyon II Fabrice Balanche. Interview.

suite : http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20121114.OBS9225/syrie-hollande-a-fait-une-reponse-de-normand.html

 

 

 

 

 

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