Les enjeux de la conférence de Paris

Publié le par le blog de Sassia

  

 Selon Oil and Gas Journal... et après ?

 http://algerie123.over-blog.com/article-quelques-chiffres-pour-memoire-82611281.html

 

 

Selon le Nouvelobs  1/09/2011

 

Préparer l'instauration d'un Etat de droit et la reconstruction du pays après 42 ans dictature et une guerre de six mois : c'est un travail de Titan qui attend la Conférence des "amis de la Libye" qui se tient à Paris ce jeudi 1er septembre. Mais les grand-messes étant rarement le théâtre de prises de décisions concrètes, le but est avant tout, souligne un diplomate français, de "porter le message que nous sommes disposés, nous, communauté internationale, à aider cette Libye nouvelle" et d'écouter le Conseil national de transition (CNT), l'organe politique de la rébellion, "préciser sa feuille de route politique et formuler ses demandes", comme l'a souligné Alain Juppé. Il va falloir reconstruire, voire construire tout bonnement le pays : sécurité, financement, santé, éducation, infrastructures… Autant de défis qui ont fait l'objet de réunions préparatoires, notamment à l'Onu. On y a en particulier discuté de l'organisation d'élections dans un pays où, "de mémoire d'homme, aucune élection n'a jamais été organisée", comme l'a observé Ian Martin, le conseiller spécial du secrétaire général de l'Onu Ban-Ki-Moon pour la préparation de l'après-conflit.

Ce sont les raisons avancées par Paris pour justifier la tenue de cette Conférence. Mais si la France a pris l'initiative de convoquer cette Conférence, c'est aussi avec d'autres idées en tête.

 

Légitimer l'opération

Paris entend dissoudre le Groupe de contact, créé en mars pour coordonner la réponse internationale à la crise libyenne, dans cette Conférence des amis de la Libye à la base bien plus large puisqu'elle rassemble une soixantaine de délégations. Or, "tous ceux qui seront là manifesteront leur reconnaissance effective du nouveau gouvernement libyen", estime un diplomate - ce que la Russie a fait à la dernière minute, ce jeudi matin. L'idée est d'assoir la légitimité du CNT et d'obtenir, rétrospectivement, une sorte de reconnaissance tacite du bien-fondé de l'intervention de l'Otan en Libye.

La manœuvre n'a d'ailleurs pas trompé ceux qui, depuis le début, y sont réticents. Alors que la plupart des Etats seront représentés au plus haut niveau, la Chine et la Russie, qui n'ont jamais cautionné les frappes de l'Alliance, n'envoient à l'Elysée que le vice-ministre des Affaires étrangères chinois et l'émissaire spécial du Kremlin pour l'Afrique.

Mais la France avait probablement fait le pari qu'en dépit de leurs réserves, Pékin et Moscou seraient de la partie pour ne pas perdre une miette de la reconstruction. L'Allemagne a bien compris le message : Angela Merkel a répondu présente, renvoyant au passé son abstention lors du vote de la résolution 1973 autorisant le recours à la force pour protéger les civils libyens et son refus de participer aux opérations de l'Otan.

 

La bataille économique

En effet, si certains pays se sont montrés particulièrement zélés en affichant la meilleure volonté du monde, c'est que les enjeux économiques de l'après-Kadhafi sont de taille et chacun espère avoir sa part du gâteau. Le Conseil national de transition ne s'est d'ailleurs pas caché de dire qu'il saura remercier ceux qui l'ont soutenu. La France d'abord, l'Etat le plus engagé dans le conflit, qui n'a pas attendu la chute du colonel Kadhafi pour positionner ses entreprises sur les starting-blocks.

Des hommes d'affaires français se sont rendus en Libye au début de l'été. Objectif : assurer la continuité des contrats signés sous Kadhafi et tâter le pouls pour en signer de nouveaux. "Sans surprise, cette mission concernait des entreprises du secteur des hydrocarbures, du génie civil, des équipementiers", confie un diplomate. "Ces contacts ont été prometteurs, les perspectives considérables. Nous allons engager début septembre une manifestation avec la Chambre du commerce et le Medef pour susciter encore plus de vocation de partenariats dans les secteurs du pétrolier, du transport et des infrastructures", souligne la même source. "Libération" révèle, document à l'appui, un accord secret passé entre la France et le CNT. Signée par l'autorité de transition le 3 avril, une lettre adressée à l'émir du Qatar, intermédiaire privilégié entre la France et les rebelles selon le quotidien, indique que la future Libye promet d'accorder 35 % du brut libyen aux Français "en échange de la reconnaissance" du CNT "lors du sommet de Londres, comme représentant légitime de la Libye".

On comprend ainsi mieux l'empressement de Nicolas Sarkozy de garantir au nouveau régime tout son soutien. C’est que les candidats sont nombreux. Comme le Nouvel Observateur le révélait en juin dernier, les Britanniques ont rapidement dépêché des "experts" de l’aide à la reconstruction. Parmi les pays arabes, les Emirats Arabes Unis et le Qatar sont aussi en bonne position. En revanche, le soutien à reculons au début de l’Allemagne et de l’Italie pourrait leur laisser un goût amer en les reléguant à des positions d'acteurs secondaires de la reconstruction, même si le ministre des Affaires étrangères italien Franco Frattini assure "qu'il n'y a pas de course pour savoir qui arrivera le premier en Libye".

 

Sécuriser discrètement le pays

Le volet économique, essentiel, s'inscrit cependant dans le cadre plus large de la gestion militaire de la transition. C'est la toile de fond de cette hyper-conférence. En convoquant cette grande assemblée, Paris cherche en effet probablement à assurer ses arrières : au cas où la Libye sombrerait dans le chaos, le fait d'avoir été en première ligne pourrait se retourner contre la France. Inviter tous ces pays à s'impliquer dans la planification de la reconstruction, c'est partager les responsabilités

En la matière, le défi du CNT est multiple : non seulement les combats se poursuivent contre les forces restées fidèles à Kadhafi, mais il va falloir en outre sécuriser des installations pétrolières, organiser une force de police, collecter les armes qui pullulent dans le pays après six mois de combats, démilitariser les milices, former une armée nationale…

Bref, il va falloir se mettre d'accord sur une solution pour appuyer le pouvoir intérimaire libyen dans cette lourde tâche, sans pour autant être trop visible. Un véritable casse-tête en perspective. Car après avoir bénéficié de l'aide de l'Otan depuis six mois, le CNT craint d'apparaître sous tutelle étrangère. "S'il va nécessairement falloir fournir à la Libye une nouvelle une assistance technique et politique, il ne faudrait surtout pas mettre en place une force militaire occidentale, de type Afghanistan après la chute des Talibans ou de type Irak après la chute de Saddam Hussein", avertit François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique.

De toute façon, "les Libyens veulent éviter tout déploiement militaire de l'ONU ou de qui que ce soit", rappelle Ian Martin. L'Onu, qui a proposé le déploiement de 200 observateurs militaires et de 190 policiers sur le terrain pour former les forces libyennes de sécurité, a ainsi essuyé le refus du CNT. Parmi les options envisagées, l'Otan pourrait continuer à faire appliquer l'embargo sur les armes vers la Libye et poursuivre ses vols de surveillance de l'espace aérien libyen, même une fois la guerre terminée.

Suite et Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20110901.OBS9580/libye-les-enjeux-inavoues-de-la-conference-de-paris.html

 

 

 

Selon L'Humanité 30/08/2011 

 

 " Il reste que la fin des violences et des règlements de comptes auxquels certains rebelles semblent bien avoir cédé, le retour de l’approvisionnement en produits de base vont prendre une dimension décisive. Sinon le mécontentement pourrait rapidement s’étendre dans une partie de la population"

Source : http://www.humanite.fr/monde/libye-la-rebellion-peine-trouver-la-confiance-des-tripolitains-478415

 

 

 

 A propos de la Russie...

 

La Russie reconnait le Conseil national de transition

 Ria Novosti - Le 1/09/2011

 

La Russie a reconnu le Conseil national de transition, organe politique de l'opposition libyenne, comme autorité au pouvoir dans le pays, a annoncé jeudi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

"Nous considérons que les accords passés entre la Fédération de Russie et la Libye, ainsi que les autres engagements mutuels, sont toujours en vigueur et qu'ils seront respectés", a indiqué le ministère.

La Russie, qui a critiqué l'opération militaire de l'OTAN en Libye, participe ce jeudi à la conférence internationale sur la Libye qui se tient ce jeudi à Paris. Les "amis de la Libye" se sont retrouvés dans la capitale française pour présenter leurs projets sur l'avenir du pays après la chute du régime de Mouammar Kadhafi.

Source : http://fr.rian.ru/world/20110901/190795299.html

 

 

Eni : encore des accords avec Gazprom.

Cercle finance - 17/02/2011

 

Eni a indiqué hier avoir signé deux accords avec le géant public russe Gazprom, en présence du président russe Dimitri Medvedev et du Premier ministre italien Silvio Berlusconi.
La compagnie pétrolière et gazière italienne, dont l'Etat contrôle directement et indirectement 30% du capital environ, indique que le premier de ces deux accords prépare le terrain pour la reprise par Gazprom des 50% de la participation d'EniI dans un consortium qui développe le champ pétrolier d'Elephant, situé en Libye à 800 km de Tripoli. Eni évalue la valeur de sa participation à 170 millions de dollars (126 millions d'euros environ).
Le second accord stipule que les deux parties scelleront, d'ici le 28 février, l'accord de vente portant sur le gaz du champ sibérien de Severenergija, dont le développement implique Gazprom, Eni et Enel.
'Ces accords font partie du partenariat stratégique qui lie Eni et Gazprom depuis 2006, et par lequel les deux sociétés s'engagent à développer conjointement des projets sur l'ensemble de la chaîne de valeur gazière', rappelle le communiqué.
Dans ce cadre, les deux compagnies sont par ailleurs associées par le projet de gazoduc South Stream, qui partirait depuis la côte russe de la Mer noire pour ressortir directement à Varna, en Bulgarie, sans passer par les autres pays d'Europe centrale et orientale. Et Eni a pu entrer dans le secteur Amont (exploration-production) en Russie.

 

 

...et caetera

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