Revalorisation des salaires et risques

Publié le par le blog de Sassia

 
Pour comprendre les revendications portés par Mr Hammamouche, autant que faire se peut, et les situer dans leur contexte, voila 2 articles parus il y a quelques semaines. Aprés les revalorisations de salaires dont certaines atteignent 70 % avec effet rétroctif ( sans précision des catégories visées)....l'augmentation de la masse salariale préoccupe  certains analystes. En ligne de mire des mesures concernant le financement du systéme de retraites  avec le papy boom attendu en 2025 
 
 
Augmentations salariales et risque de banqueroute : Des entreprises dans un gouffre financier

par Ghania Oukazi Le Quotidien d'Oran 14/06/2011

 
Les dernières augmentations salariales accordées aux travailleurs d'Algérie Poste et d'autres secteurs d'activité, risquent d'enfoncer les établissements et les entreprises dans un gouffre financier effroyable dans lequel une grande majorité d'entre eux a déjà un pied.

Contaminés par la folie furieuse des revendications d'augmentations salariales qui a atteint gravement les secteurs de l'éducation et de la santé en premier, pour s'étendre à d'autres services publics et économiques, les travailleurs de la Poste ont eux aussi débrayé quelques jours pour arracher une augmentation de salaire de 47% (au lieu des 30% annoncés) si on la calcule à celle du régime indemnitaire. Installés le 30 mai dernier, les groupes de travail chargés d'étudier les revendications des travailleurs grévistes devaient présenter leurs conclusions le 24 juin prochain. «Cependant, la parfaite cohésion ayant prévalu entre les deux parties et leur identité de vue quant à la situation actuelle d'Algérie Poste et son avenir en tant qu'acteur économique et en tant qu'entité de service public, ces groupes ont achevé leurs travaux avant les délais initialement impartis,» ont souligné la semaine dernière, les signataires du communiqué ayant sanctionné la fin des négociations entre le syndicat et la tutelle. Les propos ne sont pas anodins. Ils dénotent un sentiment de grande inquiétude au sujet «de la situation actuelle d'Algérie Poste» qui oblige à agir sous le sceau de l'urgence pour sauver «une entité de service public.»

Pour rappel, les postiers ont bénéficié d'une augmentation du salaire de base de 30% dont 20% à partir du 1 juillet prochain, 5% à partir du 1er janvier 2012 et 5% restants à partir du 1er juillet 2012. L'entreprise a aussi concédé un plafonnement de l'IEP de 64 à 68%, un réajustement du régime indemnitaire, une prime de panier de 350 dinars/jour, une autre de transport augmentée de 200 DA par palier tout autant que celles de la caisse, de risque, de nuisance, de responsabilité et bien d'autres encore. Déclenchée le 28 mai par le syndicat d'entreprise affilié à l'UGTA, la grève qui avait immobilisé le service public postier au niveau de 191 bureaux sur les 3400 répartis à travers le territoire national a bien abouti. Réélue il y a quelques temps, les membres de la fédération UGTA du MPTIC ont joué et ont gagné.

Dans la session qu'il a tenue le mercredi dernier en présence des représentants syndicaux des travailleurs, le conseil d'administration d'Algérie Poste a mis la plate-forme des revendications du syndicat sur la table pour attirer l'attention sur la gravité de la situation financière de l'entreprise. Il rappelle pour cela que des augmentations ont été accordées aux travailleurs depuis 2003 qui souligne-t-il «cumulées dépassent les 250% avec notamment la récente augmentation de 25% accordée en 2010.» De 2008 à 2011, les postiers ont bénéficié d'augmentations de salaires allant de 28 à 48% selon les catégories professionnelles. L'on sait ainsi qu'un chef d'établissement perçoit un salaire de plus de 57 000 DA, un caissier touche plus de 45 000 DA et un agent au guichet a plus de 44 000 DA de salaire.
Suite : http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5154333

 

Algérie: Le système de retraite menacé par le vieillissement de la population

par Souhila Hammadi - Liberté 13/06/2011

 

En 2011, une grossesse peut encore être fatale pour une femme, en Algérie. Acculé sur la question, hier, au colloque maghrébin sur la population, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Djamel Ould-Abbès, n’a pu l’esquiver. Il n’a surtout pas pu occulter le taux, particulièrement élevé pour un pays qui dit sortir du sous-développement, de mortalité des parturientes.En 1962, environ 500 femmes sur 100 000 mouraient au cours ou juste après un accouchement. En 2010, le taux est à peine divisé par cinq, malgré les grands progrès réalisés dans la prise en charge médicale des futures mamans. 85 femmes sur 100 000 perdent encore la vie en donnant la vie

Suite : http://www.city-dz.com/algerie-le-systeme-de-retraite-menace-par-le-vieillissement-de-la-population/

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