Romney/ Obama : the economy isn't enough

Publié le par Sassia

  

usa-sondage-etats-18-sept.PNG

  

  

usa-sondage-2-18-sept.PNG

source : realclearpolitics 18/09/2012

 

 

Romney entend donner plus de détails sur ses propositions

 

Lee-Anne Goodman
  
Washington
 

Alors que sa campagne pour la présidence des États-Unis semble en déroute, le républicain Mitt Romney tentait de reprendre le dessus lundi, au moment où de nouveaux sondages montrent que le président sortant Barack Obama a pris une large avance sur son rival au niveau national et dans plusieurs États pivots, moins de deux mois avant la présidentielle du 6 novembre.

L'équipe républicaine a commencé à diffuser deux nouvelles publicités électorales lundi. L'une attaque le président Obama, tandis que l'autre présente les propositions de Mitt Romney pour soutenir la classe moyenne.

Cette publicité électorale «positive» donne des détails sur la façon dont le candidat républicain entend réaliser sa promesse de créer 12 millions d'emplois, notamment en renforçant le commerce, en réduisant le déficit, en réformant le code des impôts et en soutenant les petites entreprises. Mais des économistes indépendants prédisent que les États-Unis sont déjà en voie de créer ces emplois d'ici 2016, avec ou sans l'élection de Mitt Romney.

Lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes, l'un des responsables de la campagne républicaine, Ed Gillespie, a indiqué que Mitt Romney se concentrerait désormais sur la présentation des détails de ses propositions. Aucune nouvelle politique ne devrait être annoncée d'ici l'élection présidentielle, a-t-il indiqué.

 

Les électeurs «ont hâte de connaître plus de détails sur les politiques qui feront faire une volte-face à notre économie», a dit M. Gillespie. «Nous ne dévoilerons pas de nouvelles politiques (...) mais nous serons plus précis sur les détails.»

C'est une stratégie que les républicains auraient dû adopter depuis longtemps, estiment plusieurs commentateurs politiques républicains, qui critiquent la direction que prend la campagne de Mitt Romney depuis quelques semaines.

Barack Obama est désormais en avance sur Mitt Romney dans les sondages d'opinion, pas seulement au niveau national, mais aussi dans plusieurs États pivots qui pourraient déterminer l'issue de l'élection, notamment la Virginie, l'Ohio, le Michigan et la Floride.

Mitt Romney a lancé un appel aux électeurs hispaniques lundi. Devant la chambre de commerce hispanique à Los Angeles, il a affirmé qu'il travaillerait avec les deux partis au Congrès sur le dossier de l'immigration et pour favoriser des politiques économiques visant à soutenir les propriétaires de petites entreprises.

Il a accusé le président Obama de «tactiques politiciennes» avec sa mesure temporaire qui doit permettre aux jeunes immigrés illégaux d'éviter la déportation s'ils sont arrivés aux États-Unis à un jeune âge et s'ils ont fait des études secondaires. Mitt Romney a annoncé son intention de mener une «réforme permanente de l'immigration».

Barack Obama a déjà expliqué qu'il avait adopté une mesure temporaire pour les jeunes clandestins parce que les républicains ont bloqué un projet de loi qui aurait ouvert la voie à l'obtention de la citoyenneté pour ces sans-papiers.

La cote de popularité de Mitt Romney est beaucoup plus faible que celle du président sortant chez les Latinos, le groupe démographique qui croît le plus vite aux États-Unis.

Un sondage mené par Latino Decisions montre que les femmes hispaniques préfèrent Barack Obama dans une proportion de 74 pour cent, contre seulement 21 pour cent pour Mitt Romney. Le candidat républicain est à peine plus populaire chez les hommes hispaniques: 61 pour cent d'entre eux ont l'intention de voter pour le président sortant, contre 32 pour cent pour Mitt Romney.

 

presse.ca - 17/09/2012 

  

 

Obama s'en prend à Pékin et à Mitt Romney lors d'une tournée dans l'Ohio

Pour Romney, les partisans d'Obama sont des assistés  

Sur des images tournées à son insu, le candidat républicain tient des propos méprisants à l'égard des «47% d'Américains» qui, selon lui, voteront quoi qu'il arrive pour le président sortant.
Le Figaro - 17/09/2012
 

 

 

Dissensions dans le camp Romney

 

C’est inévitable : quand la campagne d’un candidat présidentiel connaît des difficultés, les médias finissent par publier des histoires dans lesquelles des amis, stratèges ou conseillers anonymes pointent du doigt un bouc-émissaires, qui est rarement le candidat lui-même.

Le journal Politico, sous la signature de deux de ses journalistes les plus aguerris, a publié hier soir une telle histoire, identifiant comme bouc-émissaire Stuart Stevens, qui est à la fois le stratège en chef, le principal rédacteur des discours et le responsable des publicités de Mitt Romney. Décrit comme un «artiste torturé» qui n’inspire pas la confiance des conservateurs purs et durs, Stevens est donc à la fois le David Axelrod, le David Plouffe et le Jon Favreau du candidat républicain.

C’est peut-être trop pour un seul homme. Les journalistes de Politico racontent notamment que la préparation du discours d’acceptation de Mitt Romney à la convention républicaine de Tampa a été marquée par plusieurs ratés qui ont mené le candidat et son stratège à jeter aux rebuts deux textes préparés par des rédacteurs de discours chevronnés. Une semaine avant la convention, le stratège et le candidat ont eux-mêmes écrit le fameux discours qui a notamment été critiqué pour son flou politique et son silence total sur l’Afghanistan et les soldats qui y risquent leur vie.

Romney est entouré de plusieurs autres stratèges, conseillers et autres faiseurs d’image. Mais Stevens occupe une place de choix dans une organisation qui a plusieurs centres de pouvoir mal définis. À la blague, des conseillers disent que Romney devrait faire appel à Bain Capital pour remettre de l’ordre dans sa campagne.

Malgré tout, Stuart Stevens n’est pas sur le point de perdre son poste, selon un article publié hier soir sur le site BuzzFeed. Quant au New York Times, il explique dans cet article que Mitt Romney devrait prononcer au cours des prochains jours des discours importants dans lesquels il devrait mettre un peu de viande autour de ses propositions. Plusieurs conservateurs l’ont critiqué pour son refus d’offrir des détails sur ce qu’il propose.

Évidemment, le candidat est responsable en bout de ligne des ratés de sa campagne. La semaine dernière, Mitt Romney n’a pas seulement trébuché en accusant Barack Obama de sympathies pour les extrémistes musulmans. Il a également raté une chance de se démarquer du président sur l’Iran, affirmant sur ABC vendredi qu’il n’y avait pas de différences entre lui et son rival sur les «lignes rouges» à tracer vis-à-vis de la république islamique.

Romney avait pourtant déjà déclaré qu’il voulait empêcher l’Iran d’acquérir la capacité de fabriquer une bombe nucléaire, ce qui est également la position d’Israël. Obama n’a jamais été aussi loin en public sur ce sujet, se contentant d’affirmer qu’il voulait empêcher l’Iran de fabriquer une bombe nucléaire.

P.S. : Le site BuzzFeed publie ce matin un article étonnant : s’il faut en croire le journaliste McKay Coppins et ses sources, Mitt Romney adoptera une nouvelle stratégie d’ici la fin de la campagne. Selon le candidat et ses stratèges, les indépendants ou les indécis ne leur permettront pas de combler leur retard sur Barack Obama. Ils devront donc miser sur les membres de la base républicaine, d’où leur décision de parler moins d’économie et plus de Dieu et de patriotisme.

 

 

Richard Hétu blog - 17/09/2012

Commenter cet article