Syrie/ Liban: Georges Corm

Publié le par Sassia

 

 

 

 

La Syrie, une situation volcanique pour le Liban

 

(MFI / 31.07.12) Alors que les combats à Alep se poursuivent, la crise syrienne ébranle le voisin libanais. Les partis politiques affichent leur position pour un camp ou pour l’autre ; le président et l’armée temporisent. Mais les enjeux dépassent largement les frontières, et ce qui se joue en Syrie est la carte de la domination de la région par les Occidentaux et des pays arabes. Entretien avec Georges Corm, professeur à l’université Saint-Joseph à Beyrouth, ancien ministre des Finances et auteur de nombreux ouvrages dont Le Proche-Orient éclaté.

 

RFI : La crise syrienne vous inquiète ?

Georges Corm : C’est peu dire. La crise syrienne est une crise majeure, au niveau local syrien, au niveau régional et au niveau international. Elle est extrêmement dangereuse, volcanique, et sert de cristallisation à une réorganisation des grands équilibres internationaux où la Chine et la Russie entendent mettre un terme à la domination quasi exclusive des Etats-Unis et de leurs alliés européens et israéliens à toute la zone du Moyen-Orient. Si le régime syrien tombe, c’est la fin de ce qu’on a pu appeler « l’acte de résistance » à cette domination de l’Occident, en tout cas sur le Moyen-Orient arabe. C’est pour cela que cette bataille est extrêmement complexe, très dure, avec des enjeux qui dépassent de très loin les enjeux locaux syriens.

 

RFI : Ces enjeux, quels sont-ils ?

G. C. : De nouveaux pays émergents, ici symbolisés par le duo Chine et Russie, qui ont le droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU, n’entendent plus laisser ce qu’on appelle l’Occident politique – qui, selon moi, s’incarne dans l’Otan militairement et politiquement – dominer totalement le Moyen-Orient avec pour alliés des monarchies du Golfe et Israël.

 

RFI : Comment la crise syrienne est-elle ressentie au Liban ?

G. C. : La crise syrienne ne pouvait qu’avoir des retombées au Liban, pays complexe, dont l’opinion publique est divisée en deux camps à peu près égaux : celui qui refuse la mainmise occidentale sur le Liban et la politique de force israélienne, la spoliation des droits palestiniens, et le maintien de territoires libanais ; et puis l’autre camp, qui est très admiratif de l’Occident, qui pense qu’il ne peut y avoir de prospérité au Moyen-Orient que sous le couvert de cette hégémonie occidentale.

 

RFI : Et de quelle façon s’exacerbent les tensions au Liban ?

G. C. : Les trois quarts des frontières terrestres libanaises sont avec la Syrie, au niveau de la Bekaa et du nord du Liban. Au nord, le sentiment de la population, qui est majoritairement sunnite et musulmane, est plutôt avec ceux qui mènent la révolte. La plaine de la Bekaa en revanche est très mixte avec des alliances politiques soit dans un camp soit dans l’autre. Evidemment, ces frontières sont des passoires, et les combats qui se passent en Syrie (qui sont souvent des combats par les forces révolutionnaires anti-régime syrien pour tenter de contrôler les postes frontières, que ce soit au Liban ou en Turquie) ont des retombées directes sur la population.

Malheureusement, le nord du Liban, ces dernières années, s’est transformé en espèce d’émirat salafiste, où les éléments salafistes prospèrent et sont soutenus par l’Arabie Saoudite. Ce pays (ou le Qatar), a fait surgir un cheikh salafiste qui occupe la principale artère de Saida (au sud de Beyrouth, ndlr) pour protester contre les armes du Hezbollah. Tout cela crée une atmosphère détestable, et cela inquiète tous les Libanais.

 

RFI : Quelles sont les réactions de la classe politique libanaise ?

G. C. : Les réactions sont très prévisibles. Lorsque votre sensibilité est pro-occidentale, vous allez être avec les insurgés syriens, et vous allez dire : « il faut laisser passer les armes, il faut soigner les blessés… ». Si, au contraire, votre sensibilité refuse la domination occidentale, vous allez dire – ce qui est la position officielle du gouvernement : « le Liban doit rester neutre, et il ne peut pas s’impliquer dans le conflit ».

 

RFI : Et la position de l’armée libanaise ?

G. C. : L’armée libanaise est dans une position de neutralité, c’est très clair. Mais elle n’a pas vraiment de moyens de boucler toutes les frontières, elle n’a pas assez d’hommes, ni de matériel.

 

RFI : Et l’armée syrienne fait des incursions au Liban…

G. C. : Les incursions sont toujours provoquées par des insurgés syriens qui auront agi à partir du Liban, ou qui viennent s’y réfugier. Ce n’est pas juste pour embêter le Liban. Ce sont des causes militaires directes.

 

RFI : Y a-t-il une part confessionnelle au conflit en Syrie, selon vous ?

G. C. : On a toujours essayé d’introduire des éléments communautaires, claniques, tribaux. En Syrie, on vous parle évidemment de la domination des alaouites. Mais les alaouites n’auraient pas pu gouverner la Syrie pendant quarante ans s’ils n’avaient pas de très puissants alliés, notamment dans la communauté sunnite, et s’ils n’avaient pas mené des politiques de développement, notamment dans le monde rural.

Une des grandes erreurs du régime, c’est d’avoir abandonné ce monde rural au cours de ces sept ou huit dernières années, alors qu’il y avait une série de sécheresses, au profit d’un néolibéralisme qui a fait prospérer un capitalisme rentier de membres et de proches de la famille régnante. En Syrie, la vraie bataille, si on la prend dans sa dimension locale et régionale, est la suivante : est-ce que le dernier régime qui s’oppose à la domination américaine et qui a aidé la résistance palestinienne et libanaise va s’effondrer ? C’est ça le véritable enjeu.

 

RFI : Et au niveau local, en Syrie même ?

G. C. : Le niveau local n’est pas uniquement « local », car cette quantité d’armes qui a afflué en Syrie vient bien de l’extérieur ! Le mécontentement en Syrie – tout à fait légitime – que ce soit socio-économique ou que ce soit politique du fait de l’absence de liberté, a malheureusement été récupéré par des milices qui se sont constituées avec le titre  d’« armée de Syrie libre » et c’est la catastrophe pour tous les mouvements révolutionnaires ou les mouvements de changements arabes. Toute la classe moyenne, une partie des communautés chrétiennes, druzes ou alaouites, effrayées de ce qui pourrait se passer après, continuent de soutenir le régime. Quand vous regardez la carte des révoltes syriennes, elles sont massivement d’abord aux frontières et puis dans des zones rurales, pas dans les grands centres urbains, sauf ces derniers jours à Damas et à Alep. Mais depuis un an et demi, ces deux grandes villes, ainsi que Lattaquié, la troisième grande ville du pays, étaient totalement calmes, ce qui est tout de même une indication que l’ensemble de la population ne se soulève pas.

 

RFI : Beaucoup disent que le régime est sur le point de tomber, vous y croyez ?

G. C. : Je ne suis pas devin. Mais je pense que, d’une part, le régime n’avait pas mis toutes ses forces dans la bataille. Et d’autre part, que les attentats qui ont été perpétrés récemment à l’explosif, d’une certaine façon renforcent le régime. De là à dire que c’est le régime lui-même qui en est l’instigateur, c’est complètement fantaisiste. Personne n’a envie d’une « irakisation » de la Syrie, les Syriens ne sont pas fous. C’est pour cela qu’on n’assiste pas à un soulèvement généralisé.

 

RFI : De quelle façon se mesure l’impact au Liban ?

G. C. : C’est plutôt un impact psychologique. Les Libanais revivent leurs propres cauchemars qu’ils ont eus pendant quinze ans.

 

RFI : Le Liban est-il une sorte de caisse de résonance des conflits de la région ?

G. C. : Le Liban a été comme un Etat tampon. Entre les intérêts britanniques et français, coloniaux contradictoires au XIXe siècle. La classe politique libanaise a toute sa mentalité formée par ce que j’ai appelé « la culture des consuls », c’est-à-dire la culture des grandes puissances, qu’elles soient internationales ou régionales. Les politiques libanais ne sont pas habitués à raisonner de façon autonome. Probablement le Hezbollah est une des forces politiques qui a une position relativement indépendante, de par ce qu’il défend, c’est-à-dire l’intégrité et la souveraineté du Liban (et il l’a fait avec efficacité et succès, puisqu’il a même obtenu la libération de prisonniers politiques palestiniens).
Et puis il y a le grand allié du Hezbollah, le général Aoun. Ce qui est intéressant à noter, c’est que la plupart des partis, qui sont des partis laïcs, soutiennent la résistance. Personne ne soutient l’idéologie du Hezbollah, mais on soutient ce qui est sur le terrain. Et ceci est une grande protection pour le Hezbollah.

 

RFI : Dans cette configuration, quel rôle joue le Hezbollah qui n’a jamais caché son soutien au régime syrien ?

G. C. : Dans le discours du secrétaire du parti, c’est très clair : ils se positionnent en disant « c’est la Syrie qui nous a fourni la plus grande partie de notre armement, donc nous avons du mal à accepter un éventuel changement de régime pour un régime pro-occidental qui arrêterait ces livraisons d’armement ». Ce qu’on peut comprendre. La population elle, n’est pas ravie de cette situation, bien sûr. Malgré tout, tout le monde réalise les erreurs du régime syrien, et son caractère très autoritaire. Ceci dit, l’autoritarisme au Moyen-Orient est relatif, parce que personne ne va jamais regarder du côté de l’Arabie Saoudite ou du Qatar ou des autres Etats ultra-autoritaires qui donnent des leçons de démocratie à la Syrie. C’est un peu ridicule.

 

Propos recueillis par Véronique Gaymard

 


 

Que se passe-t-il exactement en Syrie ?


Georges Corm. En Syrie, la bataille se déroule sur trois niveaux. Il y a des questions purement locales avec, là aussi, une détérioration des conditions socio-économiques, notamment dans les campagnes. Mais le pouvoir s’est mis dans une posture de déni de ce qui se passe chez lui. La question va ensuite devenir régionale avec des interventions extrêmement brutales de la part du Qatar, de la Turquie et de l’Arabie saoudite. Des pays qui entendent donner des leçons de démocratie au régime syrien ! Enfin, le niveau international où brusquement la Chine et la Russie se révoltent contre l’instrumentalisation du Conseil de sécurité de l’ONU par les États-Unis et leurs alliés. À ce moment-là, la bataille pour la Syrie devient emblématique d’une volonté de briser l’unilatéralisme américain, européen et des pays de l’Otan dans la gestion de la planète. Donc, la situation syrienne devient extrêmement compliquée.


Où se trouve la solution ?

Georges Corm. Aujourd’hui, il n’y a pas de solution au problème syrien ! Vous avez une guerre médiatique, une guerre des images qui est presque sans précédent dans l’histoire des médias où l’on n’a que la thèse du Qatar, de l’Arabie saoudite, des États-Unis, de la France et des autres pays européens. Ce que peut dire le régime politique n’est pas entendu du tout. Bien sûr, même si l’on n’a pas de sympathie pour le régime syrien, ce que je comprends parfaitement, il faut quand même, dans une situation qui est déjà une guerre civile ouverte, écouter ce que disent toutes les parties et pas une seule, si on veut aller vers l’apaisement. J’ai dit déjà qu’il fallait distinguer les plans local, régional et international concernant le problème syrien. Au niveau local, vous avez deux types d’oppositions qui sont très différentes l’une de l’autre et qui s’écartent de plus en plus. Vous avez l’opposition dite de l’intérieur, qui est constituée de très nombreux militants de la première heure opposés au régime, qui ont pu faire parfois plus de dix ans, quinze ans ou vingt ans de prison, tel l’ancien dirigeant communiste Riad Al Turk qui a passé dix-huit ans en isolement. Cette opposition intérieure ne se laisse pas prendre dans les filets des diplomaties occidentales, comme le fait l’opposition de l’extérieur. Le régime a fait des ouvertures, timides, insuffisantes, mais il en a fait. Il a même organisé une séance de dialogue national qui, malheureusement, est restée sans lendemain. Puis, à l’automne dernier, il a permis à l’opposition de se réunir dans les faubourgs de Damas sans que personne ne soit emprisonné.

L’opposition externe est composée de réfugiés politiques ou tout simplement de Syriens établis à l’étranger qui ne se sont pas – pour certains – directement frottés à la rugosité du régime puisqu’ils étaient dehors, et qui se sont tout de suite laissé prendre dans les filets, notamment de la diplomatie turque puis de la diplomatie française, puisque deux figures majeures de cette opposition de l’extérieure sont Burhan Ghalioun, universitaire bien connu en France, et Basma Kodmani, qui a été chercheur à l’Ifri pendant de longues années. Et vous avez des Frères musulmans et des personnalités très hétéroclites, dont souvent on entend parler pour la première fois, qui n’ont pas vraiment de passé politique. Vous avez un Observatoire des droits de l’homme qui s’est mis en place à Londres et qui n’est pas directement sur le terrain. Vous avez cette impression de désordre extraordinaire. On a bien vu aussi de quelle manière ils étaient instrumentalisés avec la constitution d’un groupe dit des « amis de la Syrie », qui s’est réuni en Tunisie d’abord puis en Turquie, maintenant aux États-Unis et bientôt en France. Le Conseil national syrien (CNS), qu’a créé cette opposition à l’étranger, est paralysé aussi par les querelles internes. Par ailleurs, il semble n’avoir aucune influence sur ce qu’on appelle l’Armée syrienne libre (ASL) qui reçoit massivement des armes et une bonne partie d’entre elles à partir du Liban.

Le deuxième volet est évidemment le volet régional. Il n’est un secret pour personne que la diplomatie de l’Otan a un objectif majeur et massif, dissuader l’Iran d’enrichir de l’uranium, couper les liens de la Syrie avec l’Iran et du Hezbollah avec l’Iran. Et, évidemment, assurer la sécurité d’Israël puisque le Hezbollah, par deux fois, a réalisé des exploits militaires contre l’armée israélienne, l’obligeant à se retirer du sud du Liban après vingt-deux ans d’occupation, en 2000, et l’empêchant de revenir réoccuper cette même zone en 2006. Le Hezbollah est d’une certaine façon une puissance militaire considérée comme extrêmement dangereuse pour l’État d’Israël. Donc, l’objectif de la bataille pour la Syrie au niveau régional est évidemment, en cas de changement de régime, de couper l’approvisionnement en armes du Hezbollah à partir de l’Iran, de séparer la Syrie de l’Iran, et donc d’affaiblir considérablement l’Iran en attendant qu’on puisse opérer un changement de régime à Téhéran.

L’aspect international maintenant. La Russie et la Chine estiment que le Moyen-Orient est un carrefour géographique et stratégique trop important – il représente le plus grand réservoir d’énergie du monde – pour qu’ils le laissent à une gestion exclusive des États-Unis et des membres de l’Otan. Ils ont donc décidé de miser le tout pour le tout pour saper l’unilatéralisme américain et européen au Moyen-Orient. En tout cas, ils ne veulent pas les laisser mettre la main sur l’ensemble de la région parce qu’on sait très bien, ici, que les mouvances de type Frères musulmans et fondamentalistes ont donné plus d’un signal aux gouvernements occidentaux sur le fait qu’ils n’étaient pas hostiles à l’Occident. Ils ne parlent pratiquement pas de la question palestinienne, de la souffrance des Palestiniens. Ils sont très souvent néolibéraux en matière de doctrine économique. Vous avez donc cette alliance qui est en train de se cimenter très fortement : Arabie saoudite-Qatar, États-Unis-Europe et forces islamiques diverses sur le terrain dans les pays qui ont connu des révolutions. Voilà où nous en sommes.


La crise syrienne va-t-elle affecter durablement le Liban ?

Georges Corm. Il était clair qu’il serait affecté, notamment à partir du moment où la Turquie ayant largement fait marche arrière par rapport aux positions d’avant-garde qu’elle avait prises sur la question syrienne, on s’est tourné vers le Liban. Pays où les mouvements dits djihadistes ou takfiristes sont en train de prospérer, toujours avec des aides en provenance d’Arabie saoudite et du Qatar, et qui a une frontière commune avec la Syrie, notamment au nord du Liban, qui est à moins de 30 kilomètres de la ville de Homs. On savait, depuis des mois déjà, que des combattants en armes partaient vers les éléments armés syriens anti-régime. Ce qui explique que la bataille de Homs ait été aussi longue. Il est clair que le nord du Liban sert de couloir pour ravitailler en armes les insurgés syriens.


Quel est le rôle du Qatar et de l’Arabie saoudite ?

Georges Corm. Dans le cadre de la contre-réaction, on a une constellation qui est très claire : les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), à la tête desquels se trouvent la très puissante Arabie saoudite et le très dynamique Qatar qui, brusquement, est partout. Cette coalition est composée de ces États qui financent très généreusement, depuis des décennies, toutes les mouvances de type fondamentaliste (salafistes, Frères musulmans…), qui vont les pousser à l’occasion des élections, en Tunisie puis en Égypte. Finalement, on assiste au rapt de ces deux révolutions. C’est d’ailleurs au moment de cette opération de contre-révolution que le Conseil de coopération du Golfe invite les deux autres monarchies arabes, la jordanienne et la marocaine, à devenir membres du CCG. C’est ainsi que, finalement, s’organise toute cette contre-réaction qui rassemble Arabie saoudite, Qatar, Frères musulmans, États-Unis et Europe, là pour confisquer les révolutions. On a d’ailleurs vu, au mois de mai 2011, le sommet du G8, qui s’est tenu à Deauville, consacrer une grande partie de ses délibérations à soi-disant appuyer les révoltes arabes. Ce sommet est passé assez inaperçu alors que tout le monde aurait dû lire attentivement le document du Fonds monétaire international (FMI) qui y a été soumis et approuvé. Il prévoit 30 milliards de dollars d’aide aux deux révolutions, égyptienne et tunisienne, lesquelles aides sont conditionnées, comme d’habitude, par encore plus de réformes de type néolibéral, c’est-à-dire les réformes mêmes qui ont fini par mettre les Égyptiens et les Tunisiens dans la rue !


Peut-on dire que la stratégie des États-Unis est une stratégie pragmatique, prête à composer avec qui prendra le pouvoir pour autant que leurs affaires continuent ?

Georges Corm. La stratégie américaine est toujours dans le sillage de la politique néoconservatrice de George W. Bush. C’est un remodelage du Moyen-Orient qui convient et tranquillise les États-Unis et sécurise définitivement l’État d’Israël sans que ce dernier n’ait à faire des concessions douloureuses. Quiconque aurait écouté attentivement le discours de Barack Obama au Caire, en juin 2009, aurait compris que, en dépit de la citation de quelques versets du Coran et de quelques paroles aimables sur la souffrance des Palestiniens et sur la protection des minorités, il continuait sur la même ligne que son prédécesseur, à part sur l’Irak où il a accéléré le retrait pour mieux se concentrer sur l’Afghanistan. Le rêve d’un Moyen-Orient totalement soumis aux intérêts géostratégiques et économiques de l’Occident politique, qui est incarné par l’Otan, est toujours là. La politique des États-Unis est une politique visant à créer le maximum de dissensions entre sunnites et chiites à l’échelle régionale. Nous en souffrons au Liban, en Syrie, à Bahreïn, partout où vous avez des groupes musulmans qui ne sont pas sunnites mais qui peuvent être alaouites, chiites de différentes obédiences. Au Moyen-Orient, malheureusement, l’instrumentalisation du religieux est installée depuis bien longtemps

 

 

Mediapart - 06/08/2012

 


 

  La Syrie aux dernières news 

   source  Nouvelobs - 16/08/2012

    Syrie: les combats continuent, faisant craindre une contagion au Liban voisin   

 

 http://tempsreel.nouvelobs.com/topnews/20120815.AFP5750/syrie-les-combats-continuent-faisant-craindre-une-contagion-au-liban-voisin.html

 

 

 

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