Qatar investisseur

Publié le par Sassia

Qatar : une politique d’influence entre conjoncture favorable et fondamentaux géographiques

Par Mehdi LAZAR*, le 27 mai 2012

Géopolitique du Moyen-Orient. Le Qatar est un pays ambitieux et qui dispose des moyens de ses ambitions, explique M. Lazar. Plus que les investissements massifs dans les arts et le sport, qui servent le prestige de l’émirat, les investissements financiers sont utiles car ils sont à la fois un moyen de renforcer les liens avec des pays importants pour le Qatar mais aussi de s’assurer un poids dans les négociations commerciales mondiales. De même, la place de l’Islam et le rôle d’intermédiaire dans des médiations politiques assure à l’émirat une certaine influence sur la scène diplomatique mondiale et un rapport direct avec les grandes puissances.

Suite : http://www.diploweb.com/Qatar-une-politique-d-influence.html

   

Le Qatar grand argentier du Printemps islamiste?
    

 

 




 Petit florilège des principaux investissements en France et ailleurs.

 

 http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/06/06/20002-20120606DIMFIG00550-la-puissance-de-la-pieuvre-qatar-dans-le-monde.php



François Hollande face à l'État du Qatar

 

Le président de la République s'entretiendra jeudi avec le Premier ministre du Qatar. De nombreux sujets sur la table...

Intéressante rencontre, jeudi, sous les dorures de l'Élysée entre François Hollande et le Premier ministre du Qatar, Hamad Bin Jassim al-Thani. Le président socialiste, qui avait été invité au Qatar comme la plupart des dirigeants politiques français, avait décliné l'invitation. L'historique diplomatique entre le Qatar et la France est très marqué par l'excellente relation entretenue par Nicolas Sarkozy avec le Premier ministre du pays. François Hollande va pouvoir ainsi se situer face à cette puissance montante qui investit dans de nombreuses entreprises françaises et vole dans les plumes de Canal+ via sa chaîne BeIn Sport, lancée le 1er juin.

Le Qatar peut-il se fier à François Hollande comme il se fiait à Nicolas Sarkozy ou bien les relations entre les deux pays vont-elles changer de nature ? Nicolas Sarkozy avait eu à coeur d'améliorer, en janvier 2008, la convention fiscale entre les deux pays. Selon l'article 12 de cet avenant (qui veut éviter la double imposition des résidents), il est prévu une niche fiscale qui exonère d'impôt les gains issus des biens immobiliers en France de l'État du Qatar ou ses entités publiques. Cette niche sera-t-elle maintenue ?

 

Le Qatar fera-t-il son cinéma en France ?

 

Au cours de la campagne, François Hollande a exprimé ses craintes quant à la déstabilisation du financement de la création cinématographique si Canal+ devait subir une fuite de ses abonnés vers les chaînes sportives du Qatar. Mais, en même temps, le candidat Hollande avait conscience que la France a aussi besoin d'investisseurs étrangers. Il avait alors lancé l'idée que le Qatar pourrait être mis à contribution sur le cinéma si jamais Canal+ ne devait plus suffire... Une idée dont la mise en oeuvre est tout de même très compliquée.

Le chef de l'État ne peut pas non plus rester indifférent à la montée au capital du Qatar au sein du groupe Lagardère, présent dans deux secteurs cruciaux, la presse et l'aéronautique (EADS). L'émirat attend, quant à lui, une certaine protection de la France vis-à-vis du redouté voisin saoudien. Hollande va aussi devoir se situer entre les deux pans de l'exécutif qatarien, sachant que le Premier ministre n'est pas tout à fait sur la même longueur d'onde que l'émir lui-même.

Le Point - 04/06/2012

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article