De la coolitude

Publié le par le blog de Sassia

Chiffres - L’institut d’étude ComScore vient de publier le classement des publicités en ligne les plus vues. Facebook arrive en tête en représentant à lui seul presque un tiers du marché du 'display'.

L'institut d'analyse du marché numérique ComScore a récemment dévoilé les chiffres du marché publicitaire en ligne pour le premier trimestre 2011. Les résultats américains sont impressionnants : au total près de 1,11 trillion (mille milliards) de publicités ont été vues en ligne ; parmi celles-ci, Facebook aurait concentré 346 milliards de vues, soit 31,2% de l'ensemble des annonces 'display' (bannières) sur le net.

Le réseau social peut être fier de lui. En un an le score de Facebook a quasiment doublé et la tendance montre que le site dépassera le trillion de publicités vues pendant l'année en cours.

"Tous derrière et lui devant"

« Le marché américain pour l'affichage de publicité en ligne a gardé sa forte croissance de l'an dernier avec un excellent trimestre », déclare Jeff Hackett vice-président exécutif de ComScore. « Nous observons maintenant plus d'un trillion d'annonces diffusées en un seul trimestre et près de 300 annonceurs individuels, qui dépensent au moins un million de dollars sur cette même période ».

Du côté de la concurrence, le site de Mark Zuckerberg n'a pour l'instant pas à s'en faire. Yahoo siège sur la seconde marche du podium et ne représente que 10,1% du marché, c'est-à-dire 112 millions de vues, suivi par Microsoft, AOL et Google, avec respectivement : 4,8%, 3% et 2,5% de part de marché soit 53, 33 et 27 milliards de publicités vues sur la Toile.

En passant de 16,2% à 31,2% en l'espace de quelques mois, le numéro un des réseaux sociaux devient ainsi le numéro un des sites qui diffusent de la publicité en ligne. Rappelons toutefois que l'étude s'intéresse ici de l'affichage publicitaire en ligne (display). Grâce à son moteur de recherche, Google reste donc leader en ce qui concerne la consultation de liens sponsorisés.

Reste que ce résultat démontre une fois encore que Facebook devient de plus en plus la porte d'entrée principale sur la Toile pour les internautes. 


Facebook: des revenus en hausse font doubler son éventuelle valeur boursière
Alain McKenna, collaboration spéciale, Technaute.ca
02 mai 2011 | 10 h 00
 

Facebook prévoit récolter des revenus supérieurs à 2 milliards de dollars US en 2011, une prévision supérieure à ce qui avait été annoncé il y a quelques mois. Ça suffit à relancer la spéculation quant à son éventuelle entrée en Bourse, des observateurs faisant passer sa valeur éventuelle de 50 à plus de 100 milliards de dollars.

L'an dernier, les chiffres véhiculés par des membres de la direction de Facebook indiquaient que le réseau social se dirigeait vers des revenus avoisinant les 2 milliards de dollars US en 2011. Ces chiffres étaient utilisés afin de justifier un investissement de 1,5 milliard US dans l'entreprise du jeune milliardaire Mark Zuckerberg par la firme américaine Goldman Sachs et la firme russe Digital Sky Technologies.

Une croissance plus importante que prévu mènerait désormais la direction de Facebook à croire que le seuil des 2 milliards de revenus sera franchi presque deux fois plus rapidement. Sans donner de détails, les sources citées par le Wall Street Journal indiquent que si Facebook fait son premier appel public à l'épargne le printemps prochain, comme la rumeur le laisse entendre depuis quelques mois déjà, sa valeur initiale pourrait être revue à la hausse plus que substantiellement, passant de 50 à 100 milliards de dollars.

 

Facebook compte désormais plus de 600 millions d'usagers. Selon des analystes du secteur, ses revenus, qui proviennent essentiellement de la publicité qui circule sur son réseau, pourraient atteindre jusqu'à 4 milliards de dollars, en 2011. Une marge de profit qu'on estime supérieure à 50 % signifierait donc que M. Zuckerberg et ses pairs risquent d'engranger un profit net avoisinant les 2 milliards de dollars, suffisamment pour établir la valeur de Facebook à 112 milliards.

Une telle valeur placerait instantanément Facebook parmi les leaders du secteur technologique, faisant oublier ses prédécesseurs dans ce processus, comme Amazon ou Cisco Systems.

Les rumeurs d'une éventuelle inscription de Facebook à la Bourse se sont intensifiées, ces derniers mois, alors que plusieurs autres entreprises essentiellement basées sur internet ont manifesté leur intérêt d'en faire autant. Les Linkedin, Twitter, Groupon et d'autres jeunes entreprises similaires créent actuellement un engouement plus que manifeste de la part d'investisseurs qui aimeraient bien voir ces nouveaux joyaux des nouvelles technologies gonfler leurs portefeuilles d'actions.

Des observateurs avertissent toutefois qu'une surdose d'optimisme pourrait être fatale pour les éventuels investisseurs : une grande partie du succès de Facebook repose sur des applications mobiles déployées sur des appareils appartenant à des concurrents directs, comme Google. Le fait que Google et Facebook tirent tous deux le plus gros de leurs revenus de la publicité sur internet pourrait mener le géant de la recherche à limiter la présence de Facebook dans son environnement.

Publié dans Think Global

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