G20 : bilan

Publié le par Sassia


la croissance redevient une priorité ! 
Boursier.com) -- Malgré l'urgence de la situation en Europe, le sommet du G20 n'est finalement pas parvenu à apporter de réponses concrètes et précises à la crise... Après deux jours de discussions, le communiqué final donne toutefois quelques pistes à l'Europe, qui a été priée de se mettre d'accord sur un plan d'action concret les 28 et 29 juin prochains, lors de son sommet à Bruxelles... Auparavant, un 'mini-sommet' entre François Hollande, Mario Monti et Angela Merkel est prévu le 22 juin à Rome pour tenter d'aplanir leurs différends.

Le sommet du G20 au Mexique aura au moins eu le mérite de recentrer la priorité internationale sur la croissance économique, qui a presque disparu en Europe sous le joug des plans d'austérité, et qui donne désormais des signes de faiblesse aux Etats-Unis, en Chine et au Brésil... Toutefois, faute d'accord sur l'Europe, les leaders du G20 en ont été réduits à formuler des voeux pieux dans leur communiqué final, qui stipule que "nous agirons ensemble pour renforcer la reprise économique et répondre aux tensions sur les marchés financiers".

Dans le détail, le G20 a tout de même sommé les dirigeants de la zone Euro d'agir rapidement, notamment en mettant en oeuvre une union bancaire pour stopper la contagion et rassurer les marchés sur le cas de l'Espagne, dont les taux à deux ans se sont envolés au-dessus de 7% depuis le début de la semaine... "Nous soutenons l'intention d'envisager des mesures concrètes vers une architecture financière plus intégrée, englobant la supervision, la résolution des défaillances et la recapitalisation des banques, ainsi que la garantie des dépôts", affirme ainsi le communiqué final du sommet.

Toutefois, aucun calendrier précis n'a été établi, en vue notamment de créer un système de garantie des dépôts commun aux 17 pays de la zone l'Euro, une autorité de supervision commune et un fonds de secours bancaire commun... Le processus pourrait prendre des mois à être élaboré dans le détail et ensuite, des années à être mis en oeuvre, craignent des experts...

Par ailleurs, en coulisse du G20, la question du rôle du FESF aurait aussi fait l'objet de discussions parfois tendues... Plusieurs pays, dont la France et l'Italie, souhaitent en effet que le fonds de soutien de stabilité européen (ou son successeur, le MESF) puisse acheter des obligations d'Etat de pays en difficulté, ce qui permettrait d'alléger la tension sur les taux d'intérêt. Mais l'Allemagne serait toujours réticente face à un tel projet...

Selon le 'Financial Times' du jour, un accord de principe aurait cependant déjà été conclu lors du G20 sur ce dossier, et la chancelière allemande aurait admis qu'elle pourrait "en faire davantage"... Toutefois, un haut fonctionnaire a démenti hier soir l'information, en affirmant qu'aucune discussion n'a porté au G20 sur l'emploi des fonds de sauvetage de l'Union européenne (FESF et MESF) à l'achat d'obligations des pays de la zone Euro en difficulté. "Il n'y a eu aucune discussion ici, à Los Cabos, concernant quelque initiative concrète que ce soit", a tenu à préciser ce responsable...

 

Boursier.com - 20/06/2012



le FMI obtient 456 milliards de dollars supplémentaires
 
Le Fonds monétaire international apparaissait lundi 18 juin au soir comme le grand gagnant du sommet : le Fonds a obtenu 456 milliards de dollars, soit environ 360 milliards d'euros de ressources supplémentaires, a annoncé lundi 18 juin Christine Lagarde, directrice générale du FMI. Cette somme vise à lutter contre les effets de la crise de la zone euro sur l'économie mondiale.
 
Le montant est supérieur à l'engagement pris en avril par les pays membres du FMI, qui était alors de 430 milliards de dollars. Les liquidités promises font que le FMI "double presque [sa] capacité de prêts", s'est félicitée Mme Lagarde. Ce sont au total 23 Etats membres de la zone euro, soit une quarantaine de pays au total, qui vont mettre la main au portefeuille pour renforcer les moyens de l'institution de Washington.
CONTRIBUTION DES PAYS ÉMERGENTS
Les pays émergents rassemblés au sein du groupe dit des Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) ont notamment annoncé le versement de fonds supplémentaires. Dans le détail, la Chine a proposé de fournir 43 milliards de dollars. Un peu auparavant, la Russie s'était pour sa part engagée à fournir 10 milliards de dollars, tout comme l'Inde et le Brésil. L'Afrique du Sud s'est, elle, engagée à fournir 2 milliards de dollars.
Les Brics en outre souligné que leurs contributions seraient assorties de conditions relatives à leur utilisation et qu'elles dépendraient de réformes donnant aux économies émergentes un droit de regard plus important au sein du FMI.  Signe que les Brics entendent bien gagner en influence dans le système financier mondial, leur communiqué précise par ailleurs que les cinq puissances ont discuté "d'accords d'échanges entre devises nationales" et du "développement de réserves communes".
Mais l'essentiel de la somme provient toujours de la zone euro, y compris de pays perçus comme en difficulté, l'Espagne et Chypre. C'est elle qui avait lancé le mouvement en promettant en décembre 150 milliards d'euros. En revanche, les Etats-Unis, premier actionnaire du FMI, restent sur la touche. 

Source : Le Monde 19/06/2012
 
 
 
Refus de la taxe sur les transactions financières
Hollande positive : "Il y a eu des progrès dans la régulation du système financier"
 

Quel est le bilan du G20 de Los Cabos (Mexique), aux yeux de François Hollande, en matière de "régulation du système financier" ? "Il y a eu des progrès. Nous verrons jusqu'à quel point, notamment à travers l'institutionnalisation du conseil de stabilité financière, qui peut devenir à terme une institution mondiale pour la finance", a estimé le chef de l'Etat, qui n'a néanmoins pas obtenu la mise en place d'un secrétariat permanent, qu'il revendiquait, afin de suivre au long cours les dossiers économiques mondiaux.
Mettant "la lutte contre les paradis fiscaux", avec "treize pays non coopératifs identifiés", ou encore le fait que "les grandes multinationales qui pratiquent l'évasion fiscale seront sûrement rappelées à l'ordre", le président de la République a néanmoins déploré que "sur la régulation de la finance, c'est vrai que la taxe sur les transactions financières, qui jusqu'à présent figurait sur les communiqués des G20, n'y est plus".
A en croire M. Hollande, qui ne pourra donc comme son prédécesseur Nicolas Sarkozy, à l'issue du G20 de Cannes, en novembre 2011, se prévaloir d'une inscription - même purement symbolique - de ce dispositif fiscal dans la déclaration finale, "elle est impossible, ou alors on est dans l'ordre du vœu pieux".

DES DISCUSSIONS AU CONSEIL EUROPÉEN FIN JUIN
Selon le chef de l'Etat, faute d'avancée sur ce point, "ce sera de la responsabilité d'un certain nombre de pays, convaincus de l'utilité de cet instrument, d'avancer. Soit au sein de l'Europe, par une coopération renforcée, soit par la mise en place d'un outil commun à des pays de plusieurs continents", estime M. Hollande.
 
"Cela fait partie des discussions que nous aurons au conseil européen de la fin du mois de juin", a indiqué le président français, alors que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et la chancelière allemande, Angela Merkel, se montrent favorable à l'institution d'un tel dispositif, mais que le gouvernement britannique, lui, demeure réticent.
Source : Le Monde 19/06/2012

La taxe sur les transactions financières "en vigueur" en 2013 - 20/06/2012
 

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