La politique des Etats-Unis au Proche-Orient 1/3

Publié le par le blog de Sassia

irak5    par Charles Saint-Prot

 

    Après la fin de la guerre froide, les Etats-Unis ont redéfini une stratégie intégrale visant à leur permettre de demeurer une superpuissance et de faire prévaloir leurs intérêts économiques. La géopolitique mondiale est désormais dominée par une superpuissance dont l'objectif est de maîtriser le capitalisme mondial, façonner le marché à sa convenance et faire en sorte que la mondialisation soit une américanisation sur tous les plans. Pour cela, il appartient aux Etats-Unis d'écarter tout danger de désordre qui remettrait en question leur suprématie. Dans son livre The Grand Chessboard, Zbigniew Brzezinski affirme que "la politique des Etats-Unis est la clé de l'ordre mondial". Il avance l’idée que son pays doit éviter "la domination par une seule puissance d’une des deux principales sphères de l’Eurasie", un curieux ensemble imaginé par les penseurs états-uniens qui ne précisent  toutefois pas quelle est la réalité de cette construction théorique. Brzezinski décrit en détail les moyens d'instaurer un nouvel ordre mondial dominé par les Etats-Unis et il donne une idée assez précise d'une stratégie qui vise, comme cela est souligné dans le titre de l'édition américaine ("American Primacy And It's Geostrategic Imperatives"), à la suprématie des Etats-Unis, sous le couvert d'un certain messianisme typiquement anglo-saxon : "si les Etats-Unis manquaient à leur tâche, ce serait l'anarchie mondiale".

 

Dans cette nouvelle donne internationale conçue par les Etats-Unis, le Proche-Orient occupe une place centrale. Tous les enjeux s'y conjuguent : la question des ressources économiquement vitales, le contrôle des routes stratégiques de l'énergie, l’hégémonie économique et politique. C'est également dans cette région du monde, lors de la première guerre contre l'Irak (1990-1991),  qu'a été mis en application pour la première fois le concept nouveau inhérent à cette stratégie : le droit d'être le gendarme du monde que les Etats-Unis se sont attribués. La politique de Washington au Proche-Orient est exprimée dans un document publié par le  Washington Institute for Near East Policy. Elle se distingue par un objectif de puissance très clairement affirmé, qui vise à prendre le contrôle de l'enjeu pétrolier en affaiblissant tous les pays arabes susceptibles d'y faire obstacle et en entretenant un partenariat étroit avec des alliés  qui n'ont eux-mêmes pas d'autre choix.

 

Un exposé de la politique des Etats-Unis
Edité,  en janvier 2001, par le Washington Institute for Near East Policy, le rapport du Groupe présidentiel d'études, intitulé Navigating trhough Turbulence, America and the Middle East in a New Century,  expose  la politique des Etats-Unis au Proche-Orient. Il lui fixe cinq objectifs : empêcher une guerre régionale sur le différend israélo-arabe ; lutter contre les armes de destruction massive ; renforcer la lutte contre le terrorisme ; provoquer des changements en Irak et en Iran ; renforcer les relations avec les pays de la région. Chacun de ces objectifs fait l'objet d'un développement qui explique quels sont les buts recherchés et les moyens pour y parvenir, tout en précisant la vision des auteurs.

 

Ainsi, concernant le conflit israélo-arabe, il est notable que les rédacteurs du rapport n'apportent aucune précision sur le processus de paix qu'ils prétendent appeler de leurs vœux et se démarquent très nettement des accords d'Oslo dont ils rappellent qu'ils ne sont pas "une idée américaine". Ils estiment simplement qu'il convient de renforcer le partenariat israélo-américain, faire pression sur les Etats arabes "pro-occidentaux" pour qu'ils soutiennent le "processus de paix" et "dissuader" les adversaires déclarés ou potentiels ( Irak, Syrie, Liban…). La lutte contre la prolifération des armes de destruction massive ne vise pratiquement que l'Irak, avec une allusion voilée à l'Iran. Rien n'est écrit concernant d'autres Etats qui développent des programmes d'armes de destruction massive autrement plus avancés, par exemple,  Israël  ou le Pakistan. Le rapport traite de la menace terroriste, évaluée comme très sérieuse dans ce document préparé plus d'un an avant les attentats du 11 septembre. Il est constant qu’il fait un amalgame entre la Résistance palestinienne et libanaise (Hezbollah), le terrorisme d'Etat ou le terrorisme intégriste. En outre, les rédacteurs se limitent surtout à une approche policière du phénomène terroriste sans développer aucune analyse politique quant à ses  causes. L’obsession du renversement du pouvoir irakien apparaît très nettement tandis qu'il est simplement préconisé de soutenir les forces "modérées" contre les partisans de la ligne dure du régime iranien. Enfin, concernant les relations avec les Etats de la région, il est notable que le document met en exergue l'affirmation d'une alliance stratégique avec Israël et la Turquie et se limite à des déclarations de principes visant à améliorer les bonnes relations, en particulier avec une nouvelle génération de dirigeants arabes, souvent moins charismatiques que leurs prédécesseurs, que les Etats-Unis entendent aligner sur eux. Il est suggéré d’encourager une meilleure connaissance mutuelle entre les Etats-Unis et les pays arabes dits "pro-occidentaux", afin de sauvegarder les "intérêts vitaux" des Etats-Unis. Sur ce point, il est remarquable que, sous couvert du renforcement de la coopération dans le domaine de "la sécurité énergétique, militaire et économique", le rapport préconise surtout un renforcement de la présence militaire américaine dans certains pays arabes, au risque de leur créer de graves problèmes intérieurs.

 

Quand bien même n'exprime-t-il pas une position officielle des Etats-Unis, le rapport de l'Institut de Washington, lequel passe pour être proche du fameux American-Israel Public Affairs Committee (AIPAC), l'un des principaux organismes du puissant lobby pro-israélien, est très révélateur du courant dominant dans l'administration américaine. Il s'inscrit très nettement dans la stratégie conduite par Washington au Proche-Orient. Ce document éclaire les grands axes de la politique états-unienne : le contrôle des régions productrices de pétrole, notamment par la présence de forces militaires, importantes et permanentes, sur le sol de la Péninsule arabe ; l'affaiblissement de l'Irak dont le sort doit servir d'exemple à tous ceux qui seraient tentés de remettre en question la suprématie des Etats-Unis ;  l'alliance stratégique avec l'Etat d'Israël et  la suprématie militaire absolue des alliés des Etat-Unis (Israël et Turquie).  

 

 Le pétrole, enjeu stratégique 

Si le mot pétrole apparaît très peu dans le rapport publié par le Washington Institue for Near East Study, il est indéniable que l'idée est omniprésente sous des termes alambiqués tels "sécurité énergétique", "sécurité économique", "intérêts vitaux des Etats-Unis". Le fond du problème est donc bien la géopolitique du pétrole. Malgré l'accroissement des parts d'autres sources d'énergie, le pétrole restera durant des décennies la première source d'énergie. Or c'est une  ressource naturelle épuisable. Les réserves pétrolières mondiales ont enregistré une baisse de 18,2 milliards de barils en 1999, en tombant à 1 016 milliards. L'évolution des réserves et de la production va inexorablement baisser alors que, parallèlement, l'accroissement des besoins énergétiques mondiaux ne cesse d'augmenter. Telle sont les données de base qui expliquent que le pétrole constitue un enjeu stratégique essentiel.

 

Qui tient le pétrole tient l’économie mondiale. Fort de cette certitude les Etats-Unis ont fait une priorité de la mainmise sur le pétrole mondial. Premier consommateur* et premier importateur de pétrole dans le monde, pays d'origine des plus grandes sociétés pétrolières internationales, contrée productrice de pétrole, les Etats-Unis ont toujours exercé un rôle primordial dans le développement et l'orientation de l'industrie pétrolière. Depuis 1986, les réserves pétrolières des Etats-Unis ont commencé à chuter et c'est précisément à cette époque que la part des importations a dépassé la part de la production nationale pour la consommation intérieure. En outre, les Etats-Unis ont le souci de préserver leurs propres réserves, qui ne représentent que 30 milliards de barils, en privilégiant l'achat de naphte sur le marché mondial. Dans ces conditions, la géopolitique du pétrole peut s’articuler à partir de deux approches : le contrôle des zones de production  et des routes du pétrole, le contrôle du prix. Le jeu états-unien repose sur trois objectifs majeurs : acheter sur le marché mondial à un prix relativement bas, être présent les principales régions productrices pour faire pression sur les concurrents européens et asiatiques (notamment la Chine), maîtriser les routes d'acheminement de l'or noir.

 

Dans la course pour le pétrole, le Proche-Orient occupe une place de choix. La seule région du Golfe arabo-persique détient plus de 660 milliards de barils de réserves pétrolières, soit  plus de 65 % des réserves prouvées du monde, avec deux poids lourds : l'Arabie séoudite et l'Irak qui possèdent les premières réserves mondiales.  Le centre de gravité de la production pétrolière mondiale est de manière stable dans cette région, capable de répondre aux besoins de la planète pour les cinquante prochaines années et, par ailleurs, voisine d'une autre importante région productrice : le lac caspien. Depuis les années trente, les Anglo-saxons se sont employés à faire du Golfe une chasse gardée. Le premier à contester leur hégémonie, le dirigeant iranien Mossadegh avait été renversé par un complot de la CIA en 1953, mais c'est l'Irak, sous le gouvernement nationaliste du parti Baas, qui, à partir de 1968, a vraiment remis en cause la domination américaine en nationalisant le pétrole et en mettant en place une politique de coopération privilégiée avec un certain nombre de pays amis, dont la France. Après la guerre israélo-arabe de 1973, l'hégémonie de Washington se trouvait menacée par la montée en puissance des concurrents européens et japonais. Parallèlement, elle était contestée à la fois par le roi Fayçal d'Arabie séoudite, qui récusait la politique américaine vis à vis du conflit israélo-arabe et souhaitait être plus indépendant de Washington, et par le Chah d'Iran qui,  après son rapprochement avec l'Irak, intervenu lors de l’accord d’Alger de 1975, semblait se détacher de l'orbite américaine. Une nouvelle donne était en train de se mettre en place. La suite est connue :  la Turquie, alliée indispensable des Etats-Unis contre le monde arabe, se voit donner le feu vert pour occuper Chypre, en juillet 1974 ;  le roi Fayçal est assassiné par un agent américain en mars 1975 ; la guerre du Liban est déclenchée par des groupes orchestrés par Israël et les Etats-Unis, en avril 1975 ; des mouvements religieux extrémistes, manipulés par les Anglo-saxons, commencent à contester l'autorité du Chah d'Iran. Finalement, en janvier 1979, celui-ci va être renversé par Khomeiny qui instaure une République islamique dont la turbulence va provoquer des crises avec ses voisins arabes. Après le déclenchement de la guerre Irak-Iran, le 4 septembre 1980, les Etats-Unis permettent à Israël de soutenir l'effort militaire de l'Iran afin de faire durer la guerre et d'épuiser les deux pays. Le scandale de l’Iran Gate révélera le soutien militaire américain apporté au régime de Khomeiny par l'intermédiaire d'Israël. En même temps, les Etats-Unis renforcent leur présence auprès des monarchies arabes du Golfe terrorisées par la menace iranienne.

 

Ayant vaincu l'Iran en 1988, l'Irak se retrouve en situation de force dans la région du Golfe. Doté d'une armée expérimentée, disposant d'un fort potentiel technologique, détenteur des secondes réserves de pétrole du monde, l'Irak peut prétendre exercer un rôle de premier dans le monde arabe. Or, l'Irak a résolument fait le choix de se rapprocher des nations européennes, en particulier de la France, qui l'a aidé durant le conflit avec l'Iran, et des Etats asiatiques (Japon, Chine). Bagdad accorde à ces pays un statut privilégié en matière d'échanges économiques et de coopération dans le domaine pétrolier. Cela signifie à terme un déclin de l'hégémonie américaine dans le Golfe et une remise en cause du rôle des compagnies anglo-saxonnes sur la politique pétrolière. Et cela à un moment où l'effondrement du bloc soviétique fait disparaître la menace soviétique, réelle ou supposée, qui justifiait la présence américaine à la fois dans un grand nombre de pays européens, sous couvert de l'OTAN, ou dans les Etats arabes dits pro-occidentaux. C'est dans ce contexte qu'est née la politique d’affaiblissement du potentiel économique et militaire de l’Irak et l’idée de renverser le pouvoir baassiste pour installer à Bagdad un régime pro-américain.

 

En 1989, deux ans avant l'affaire de Koweït, les Etats-Unis et leurs propagandistes lancent une intense campagne diplomatique et médiatique de dénonciation autour du prétendu  "nouveau danger irakien". La chute du bloc soviétique aura pour conséquence de précipiter le scénario. Désormais les Etats-Unis préparent l'après guerre froide qu'ils conçoivent comme un ordre mondial américain. Dans ce contexte, mettre la main sur le pétrole devient un but prioritaire. Puissance indépendante au cœur d'une zone stratégique,  l'Irak a tout uniment le tort d'être un obstacle aux visées états-uniennes dans la région. C'est tout le sens du piège tendu à Bagdad avec l'affaire de  Koweït (août 1990) et de la guerre qui va suivre l'occupation de l'émirat, en janvier 1991. Depuis la guerre contre l’Irak, les Etats-Unis ont marqué leur territoire. Ils se sont puissamment installés militairement dans la région du Golfe sous le couvert d’alliances militaires qu’ils ont imposées aux monarchies locales, ce qui n’est pas sans provoquer un profond mécontentement dans la population. En même temps, on connaît l’intérêt que portent les Etats-Unis au pétrole caspien et les efforts qu’ils déploient pour se rapprocher de cette région et influencer le choix des routes qui achemineront l’or noir caspien. Tout l'enjeu consiste à faire échapper les champs pétroliers des pays riverains du lac caspien à l'influence russe tout en écartant la Chine du jeu. La question de l'acheminement du pétrole du lac Caspien est l'un des grands enjeux géopolitiques de ces dernières années. L'objectif des Etats-Unis est de  maîtriser les voies d’acheminement du brut en faisant transiter le pétrole kazakh et azéri par le territoire turc jusqu'au port de Ceyhan. L'intérêt stratégique de Washington dans cette affaire est attesté par le fait  que le ministre de l'énergie des Etats-Unis, Spencer Abraham, a inauguré en grandes pompes la construction de l'oléoduc Bakou-Ceyhan, le 17 septembre 2002. Les visées états-uniennes expliquent le soutien apporté à tous les mouvements séparatistes au sein de la Russie (par exemple, en Tchétchénie) ou aux régimes et partis intégristes dans les républiques musulmanes de l'ancienne URSS. Elles sont aussi à l'origine du renforcement de l’alliance avec la Turquie chargée de renforcer l'OTAN, c'est à dire la police états-unienne, dans cette partie du monde. Pour être complet, il faut ajouter que l’installation de troupes américaines au Kosovo et en Afghanistan s’est précisément effectuée dans des endroits qui pourraient des  lieux de transit du pétrole caspien.

 

La guerre contre l’Irak,  programmée dès  le mois de septembre 2002, entre sans aucun doute dans la stratégie globale des Etats-Unis. Dès lors, il est possible de mieux comprendre l'incroyable acharnement et les méthodes les plus discutables qu’ils ont utilisées pour en finir avec ce pays.  

 

Affaiblir l'Irak, diaboliser l’Islam, remodeler le Proche-Orient 

La politique des Etats-Unis à l'égard de l'Irak a pour fondement la stratégie pétrolière de Washington. Ce n'est sans doute pas un hasard si des représentants de l'opposition irakienne en exil, proches des Etats-Unis et, pour certains, liés au lobby pétrolier états-unien, ont déclaré que, en cas de renversement du pouvoir irakien, les compagnies pétrolières françaises, européennes et russes n'auraient plus aucune facilité en Irak. Que ces déclarations, jugées inopportunes par Washington, aient été démenties n’enlève rien au fait qu’elles ont été prononcées et traduisent bien la réalité.  Depuis longtemps, l’Irak a été un obstacle à la politique de Washington.  C’est cet obstacle qu’ils voudraient réduire. Ce pays a commis le crime de contester la suprématie américaine et la punition doit être assez dure pour servir de leçon à tout pays qui serait tenté de suivre son exemple.  En outre, l'Irak était le dernier bastion, ou l'ultime témoin, d'un fort courant nationaliste arabe qui, avec Nasser en Egypte et le parti Baas en Syrie et en Irak, s'est manifesté à partir des années 1950. Ce courant qui a séduit une large partie des masses arabes, a été vigoureusement combattu par les Etats-Unis aux yeux desquels ce mouvement, et ce mouvement seul pouvait durablement compromettre leurs objectifs au Proche-Orient. Il est constant que ce nationalisme arabe, progressiste et laïc,  a suscité des sympathies dans de nombreux pays en Europe où, pour des raisons géopolitiques évidentes, les Etats sont plus intéressés par les évolutions socio-politiques d'un monde proche-oriental, notamment arabe, qui est leur voisin et auquel plusieurs d'entre eux sont traditionnellement liés par de puissants facteurs historiques, humains, sociaux et culturels.

 

Face à ce nationalisme arabe, les Etats-Unis ont cru pouvoir instrumentaliser des groupes intégristes religieux, servant d'excellents repoussoirs, propres à écarter l'Europe du monde arabo-musulman. L'utilisation de  l'intégrisme a été une tentation états-unienne afin d'éviter la mise en place d'une coopération solide entre le monde arabe et ses voisins du Nord de la Méditerranée. Né sur le terreau des frustrations et des humiliations, l'intégrisme religieux présente la double particularité d'avoir été favorisé par la politique américaine au Proche-Orient et, en même temps, d'avoir souvent bénéficié du soutien, plus ou moins discret de Washington, qui a probablement joué les apprentis sorciers.  Après les événements du 11 septembre 2001, les Etats-Unis ont immédiatement utilisé ce drame pour  brandir la prétendue  "menace de l’Islam". Ils ont diabolisé l’Islam de façon à enrôler dans une nouvelle croisade un certain nombre de pays occidentaux incapables de faire la différence entre une poussée extrémiste, conjoncturelle et surévaluée, et l’ensemble du monde musulman qui est d’ailleurs loin d’être homogène.

 

C’est dans ce contexte que la mise en scène de la crise avec l'Irak s’est organisée. Le jour même des attentats  du 11 septembre 2001, le secrétaire d'état à la défense des Etats-Unis, Donald Rumsfeld déclare « maintenant on peut enfin attaquer l’Irak.  Richard Clarke,  ancien responsable de la lutte antiterroriste à la Maison-Blanche, a révélé qu'au lendemain des attaques et malgré la mise en cause d'Al-Qaïda, George  Bush lui a demandé  à trois reprises de «mettre les 11 septembre sur le dos de l’Irak ». Selon lui «Dès 1998, Wolfowitz, Perle, Rumsfeld, avaient décidé, contre les faits, qu'il fallait défaire Saddam... Pour cela, ils ont inventé un lien entre al-Qaïda et Saddam Hussein, qui n'existait pas!».C’est ainsi que le groupe extrémiste, composé de membres du lobby ultrasioniste (les « néoconservateurs » Wolfowitz, Perle, William Kristol, Elliott Abrams) et du lobby du pétrole et de l’industrie de l’armement (Cheney, Rumsfeld)  qui influence la politique de Bush met en place une vaste opération d’intoxication visant à préparer la guerre contre l’Irak. 

 

Les Etats-Unis consomment près du quart des ressources mondiales.

Commenter cet article