L’OTAN a déclaré

Publié le par le blog de Sassia

L’instabilité dans le Monde arabe n’est pas une menace

 

Kamel LAKHDAR-CHAOUCHE - 

8 Février 2011 - Lexpression

 

 

 

«L’instabilité dans le Monde arabe ne constitue pas une menace militaire pour l’Otan, mais pourrait provoquer un regain de l’immigration illégale en Europe», a estimé, lundi, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen. «Je ne considère pas la situation dans le sud de la Méditerranée comme représentant directement un danger pour l’Otan ou pour ses membres», a-t-il déclaré à la presse, à propos du vent de fronde en Egypte et en Tunisie.
Toutefois, «l’évolution au Moyen-Orient et en Afrique du Nord peut avoir un impact sur le processus de paix au Moyen-Orient, et l’instabilité dans la région aussi peut avoir, sur le plus long terme, un impact négatif sur l’économie de cette région, entraînant de l’immigration illégale en Europe», a-t-il encore estimé, avant de souligner que l’Otan n’a aucune intention de s’ingérer dans les événements en Egypte, mais «au sein de l’Alliance, nous pouvons discuter de tous les sujets qui intéresseraient l’un ou l’autre allié, y compris de l’Egypte et de l’Afrique du Nord». Et de poursuivre, que «les pays concernés sont nos partenaires dans le cadre du Dialogue méditerranéen.»
A ce sujet, il a rappelé que six pays arabes participent à ce dialogue institutionnel avec l’Otan - Egypte et Jordanie, Tunisie, Algérie, Maroc et Mauritanie - ainsi qu’Israël.
Aussi, a souligné Anders Fogh Rasmussen, «est-il assez naturel que nous suivions avec grand intérêt la situation en Egypte et dans d’autres pays arabes».

 

 


 

Plus de 400 clandestins tunisiens débarquent sur l'île de Lampedusa

RIA Novosti - 10/02/2011

Plus de 400 immigrés clandestins, vraisemblablement des Tunisiens, ont débarqué sur l’Ile de Lampedusa (Sicile) ces derniers jours, ont annoncé jeudi les médias italiens. Mardi et mercredi, les gardes cotes ont interpellé 208 clandestins et la nuit dernière, 221. Tous sont arrivés a bord de bateaux mal adaptés aux voyages en haute mer. Selon les médias locaux, il s’agit visiblement de citoyens tunisiens.

Au cours de prochains jours, ils seront logés dans les centres d’accueil temporaire.

D’après le quotidien La Républica, prés de 1000 immigrés ont gagné l’ile de Lampedusa dés le début des troubles en Tunisie.

Engagés en décembre 2010, les manifestations populaires contre les mauvaises conditions de vie, la corruption et le chômage en Tunisie ont débouché sur la chute du pouvoir. Le président Ben Ali s’est réfugié en Arabie Saoudite. Arrivé à la tete de l’Etat, le premier ministre Mohammed Ghannouchi a abandonné la magistrature suprême au profit du président du parlement, Fouad Mebazaa, nommé chef de l’Etat par intérim.

 


 

L'Italie dépassée par des vagues successives d'immigrés clandestins à Lampedusa

 

Par RFI  Le 14/02/2011

Lampedusa, une petite île italienne de la Mediterranée, est à nouveau le théâtre d'un drame humanitaire avec l'arrivée massive de clandestins sur ses côtes. Ce sont surtout des Tunisiens qui fuient leur pays. Pour faire face à ce phénomène, le gouvernement italien a proclamé, samedi 12 février 2011, l'état d'urgence humanitaire ; il veut aussi envoyer des policiers en Tunisie.

La situation humanitaire sur la petite île est critique, les embarcations arrivent à un rythme incessant ; en une seule nuit, un millier de personnes y a débarqué. Depuis la mi-janvier, le Haut commissariat des Nations unies pour les refugiés (HCR) a compté 4 500 nouveaux clandestins. Les autorités ont établi un pont aérien pour les transférer dans des centres d'accueil, ailleurs en Italie, puisque le centre sur place est fermé. Deux mille migrants se trouvent actuellement toujours à Lampedusa.

Lampedusa a déjà connu des drames humanitaires de cette ampleur avec une arrivée massive de migrants en 2009, venant surtout de l'Afrique sub-saharienne. Cette fois-ci, il s'agit presque exclusivement de Tunisiens. Selon des témoignages recueillis par le HCR, ils fuient la pauvreté et l'insécurité dans leur pays.

Il faut dire que l'instabilité politique leur est favorable puisque les côtes sont actuellement beaucoup moins contrôlées par les autorités tunisiennes, désorganisées depuis le départ du président Ben Ali. D'ailleurs, un accord bilatéral entre l'Italie et la Tunisie sur l'immigration illégale n'est plus appliqué au grand regret du gouvernement italien.

Franco Frattini, le chef de la diplomatie italienne, a déjà prévenu que ces migrants « ne peuvent pas rester sur le territoire italien ». Ils seront donc rapatriés. Le ministre des Affaires étrangères appelle l'Union européenne à déployer d'urgence des patrouilles de Frontex pour mieux surveiller les côtes tunisiennes.

  


L'Italie dépassée par l’immigration tunisienne
www.slateafrique.com  14/02/2011
 

Passée la Révolution du jasmin, beaucoup de Tunisiens ont préféré fuir leur pays pour l’«eldorado» européen. Au large de la Sicile, l’île de Lampedusa (la plus méridionale des îles italiennes) a vu débarquer plus de 5.000 immigrés clandestins en moins d'une semaine. Venus tout droit de Tunisie, ils affluent depuis début février.

Selon le quotidien italien Il Giornale, beaucoup préfèrent «mourir de faim que retourner en Tunisie. […] Il y a toujours l’envie d’un futur meilleur de l’autre côté de la Méditerranée. Parce que d’un côté, il y a la peur que rien ne change malgré la Révolution du jasmin, et de l’autre, celle que les choses puissent encore s’empirer».

Alors que le pays fête le 14 février son premier mois sans Ben Ali, de nouveaux problèmes surgissent qui détériorent les conditions de vie de nombreux Tunisiens. Notamment la fin de la contrebande entre la Tunisie et la Libye —une activité fructueuse et illégale, mais qui faisait vivre des milliers de Tunisiens.

En effet, «nombre de désespérés qui attendent le voyage de l’espérance sur les plages tunisiennes auraient en fait perdu, avec la fuite du président, leur source de revenus: la contrebande de marchandises, par exemple, de produits fabriqués en Chine importés de Libye. […] La Révolution a bloqué ce commerce qui faisait vivre une partie de la population», explique Omeya Sedik, représentant du Parti démocratique progressiste (PDP), actuellement membre du gouvernement provisoire.

Face à l’affluence croissante des migrants, le gouvernement Berlusconi a décrété le 13 février l’état d’urgence humanitaire et a expressément appelé au soutien de l’Union européenne. Et comme les autorités tunisiennes ne sont pas en mesure de contenir leurs frontières, Roberto Maroni, le ministre de l’Intérieur italien, leur a proposé une aide logistique et matérielle.

Le gouvernement de transition s’est d'abord opposé à une «quelconque ingérence dans ses affaires internes», avant de se raviser pour se déclarer «prêt à coopérer avec les autres pays pour faire front à la vague d’immigration clandestine qui se déverse en Europe», rapporte le quotidien la Repubblica Palermo.

 

 

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