L'Iran porte plainte à l'ONU

Publié le par Sassia

L'Iran a porté plainte auprès du Conseil de sécurité de l'Onu à la suite de l'intrusion d'un drone américain dans son espace aérien le week-end dernier.

Téhéran a annoncé dimanche avoir abattu le petit avion de reconnaissance sans pilote qui survolait l'est du pays.

"J'ai l'honneur d'attirer votre aimable attention sur les opérations clandestines et les provocations du gouvernement des Etats-Unis contre la République islamique d'Iran, qui se sont intensifiées ces derniers mois", écrit l'ambassadeur d'Iran aux Nations unies, Mohammad Khazaee, dans une lettre au Conseil de sécurité.

Drone abattu

"Mon gouvernement, par la présente, demande la condamnation de tels actes d'agression et réclame des mesures claires et efficaces pour mettre fin à ces initiatives illégales et dangereuses", ajoute l'ambassadeur iranien.

Il précise que le drone RQ-170 a pénétré jusqu'à 250 km à l'intérieur du territoire iranien, atteignant la ville de Tabas, avant d'être abattu. Jeudi, le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de Suisse, qui représente les intérêts des Etats-Unis à Téhéran, pour condamner cette violation de l'espace aérien iranien.

Reuters - 9/12/2011

 

Le problème nucléaire iranien et les intérêts de l’Union Européenne

 

Les sommets de l’Union Européenne (UE) ne se sont jamais déroulés dans une situation aussi compliquée. L’ordre du jour avait été discuté par les chefs des diplomaties des pays membres. Mais cette fois les défis auxquels se heurte l’UE appellent de nouvelles mesures.

Pour sauver la zone euro, il faut apporter des amendements au Traité de Lisbonne. Le problème du nucléaire iranien est aujourd’hui non moins important et les Européens doivent prendre en considération des facteurs explosifs. 

«L’examen de la situation autour du programme nucléaire iranien ne promettait pas de difficultés. La France et la Grande-Bretagne ont soumis la semaine dernière à l’examen des ministres des Affaires Etrangères un projet d’embargo global sur l’importation par les pays de l’UE de pétrole iranien. Outre Paris et Londres, Berlin se prononce elle aussi pour une pression maximale sur l’Iran. Mais il a fallu trouver une solution avec la Grèce. Athènes s’opposait activement à l’embargo pétrolier. Selon Athènes, la déstabilisation de l'Iran bouleversera inévitablement le marché pétrolier mondial. Téhéran a déclaré qu’en cas d’escalade du conflit le prix du pétrole montera de 100 à 250 dollars un baril», commente Petr Iskenderov.

 

L'embargo ne fait pas l'unanimité

A en juger d’après les informations en provenance de Bruxelles, l’idée d’embargo pétrolier à l’égard de l’Iran ne fait pas l’unanimité. Le durcissement des sanctions contre l’Iran dans le secteur financier, les transports et le secteur énergétique est envisagée dans la déclaration adoptée à l’issue de la réunion des chefs des diplomaties. En ce qui concerne les délégués au sommet de l’UE, ils sont contraints d’examiner en détail les aspects techniques de l’embargo et ses conséquences économiques.

«L’actuelle séance est consacrée aux sanctions à l’égard de l’Iran en vue d’exercer une pression sur l’administration iranienne. Il est nécessaire de coordonner les efforts avec les Etats-Unis et la Russie. Washington soutient le renforcement de la pression sur Téhéran alors que Bruxelles ne parvient pas à s’entendre avec Moscou. La Russie se prononce pour régler le problème nucléaire iranien par des moyens politiques et n’entend pas rejoindre l’embargo pétrolier. Qui plus est, la déstabilisation du marché entraînera une augmentation des prix des produits énergétiques russes livrés aux pays de l’UE. Toute l'Europe, et pas seulement la Grèce, en subira les conséquences», explique Nina Mamedova, de l’Institut d’études orientales

La question de l'embargo pétrolier contre l’Iran sera débattu par les ministres des Affaires Etrangères de l’UE fin décembre.

 

Voix de la Russie - 9/12/2011

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