G20 : L'Europe pays à pays, sous pressions

Publié le par Sassia

 

Le projet d'union bancaire en Europe salué par le G20

Le projet d'une union bancaire en Europe est salué par le G20, réuni lundi en sommet à Los Cabos (Mexique), et figure dans le projet de communiqué final, qui sera publié mardi à l'issue de cette réunion, a-t-on appris lundi auprès de la présidence française.
"La déclaration finale mentionne les travaux qui sont faits vers l'union bancaire" dans la zone euro et vers "plus de stabilité financière", a-t-on indiqué.
Le projet de communiqué final du G20 "mentionnant cette union bancaire a été signé par tous les membres de la zone euro", a-t-on insisté, en ajoutant que le communiqué évoquait également "les mécanismes de solidarité" au sein de la zone euro.
Interrogée par la presse sur les modalités techniques de ces mesures, la même source a précisé que le G20 n'était "pas le lieu" où se mettre d'accord" sur de telles modalités.
Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy et celui de la Commission européenne Jose Manuel Barroso avaient affirmé un peu plus tôt que l'Union européenne et la zone euro travaillaient d'arrache pied à la résolution de la crise de la dette souveraine sur leur continent, en faisant notamment de l'Union bancaire leur "priorité".
Selon eux, le G20 va, dans sa déclaration finale, "soutenir et encourager" les efforts des Européens et de la zone euro pour résoudre la crise.



G20: Cameron appelle la BCE à jouer un rôle plus actif

Le Premier ministre britannique David Cameron a appelé lundi ses partenaires de l'Union européenne à partager le poids de leur dette et à autoriser la Banque centrale européenne (BCE) à jouer un rôle plus actif dans la reprise économique.
"Nous ne pouvons pas permettre aux banques centrales du monde entier de rester en marge", a dit M. Cameron devant des représentants du monde des affaires réunis avant le sommet du G20 à Los Cabos au Mexique.
"La zone euro a deux choix : soit elle essaie de faire baisser les salaires et les prix à la périphérie (les pays les plus fragiles) aussi vite que ces pays le peuvent pour restaurer leur compétitivité (...) soit le coeur de la zone euro doit faire plus pour appuyer la périphérie par une plus grand partage du poids de la dette", a-t-il dit.
Cameron a assuré que le Royaume-Uni n'avait pas l'intention de rejoindre la zone euro, mais que celle-ci devait aller vers une union bancaire, un gouvernement économique commun et "de plus grands transferts entre membres de la zone euro".
"Le chemin serait rendu plus facile en faisant davantage pour soutenir la demande, par un activisme monétaire plus important de la part de la Banque centrale européenne", a-t-il poursuivi.
"En Grande-Bretagne, nous avons été en mesure de faciliter notre ajustement par une politique monétaire accommodante (...) et il devient de plus en plus claire dans la zone euro que son coeur (les pays les plus solides), y compris la BCE, doivent faire plus pour soutenir la demande", a-t-il dit.

Les Echos - 18/06/2012

 

 

 Jean Marc Ayrault

Un "gouvernement économique" de l'Union européenne ne pourrait voir le jour sans un "contrôle démocratique" renforcé des parlements nationaux, a estimé dimanche le Premier ministre français, déniant à la Banque centrale européenne tout rôle dans le contrôle du budget des Etats.
"Si on passait à une autre étape, d'intégration plus forte, ce serait une souveraineté partagée, ce n'est pas la BCE qui va dicter aux gouvernements leurs conduites", a déclaré Jean-Marc Ayrault à des journalistes après avoir voté à Nantes pour le second tour des élections législatives.

Suite : http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/06/17/97002-20120617FILWWW00115-ayrault-ne-pas-rater-le-sommet-europeen.php



  G20: le Brésil veut plus de mesures de croissance en Europe

 
Les pays émergents du groupe BRICS vont demander à l'Europe, lors du sommet du G20 d'adopter des mesures visant à stimuler sa croissance, a déclaré lundi le ministre brésilien de l'Economie, Guido Mantega.
Le groupe BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) considère que jusqu'à présent "les mesures prises ne sont pas suffisantes pour affronter les problèmes qui, au lieu de diminuer, vont en s'aggravant", a dit Mantega à la presse à Los Cabos (Mexique).
Le ministre brésilien s'est livré à une critique explicite de la primauté des politiques d'austérité pour combattre la crise en Europe.
"Les antidotes vont bien au-delà de ce qui se fait actuellement", a-t-il estimé. Selon lui, l'Europe doit recapitaliser ses banques ou mettre en place "des programmes d'investissement dans la zone euro pour que l'économie retrouve du dynamisme".
"Le maintien de la Grèce dans la zone euro aide, mais ne résoud pas le problème. Les marchés vont continuer à être nerveux en dépit de la décision politique de la Grèce", a dit M. Mantega en allusion à la victoire de la droite pro-européenne lors du scrutin législatif de dimanche.
"Il y a un problème de confiance des marchés et des entreprises", a résumé le ministre après une rencontre des pays du BRICS, en marge du sommet du G20. M. Mantega a estimé que depuis le dernier sommet à Cannes (France), la situation "a empiré".
Le gouvernement brésilien a été constamment critique des politiques d'austérité fiscale qui ont fondé jusqu'à présent la stratégie européenne contre la crise.

Les Echos - 19/06/2012

      

Les Européens pas au G20 pour recevoir des leçons de démocratie

 


LOS CABOS - Les Européens ne sont pas venus au sommet du G20 de Los Cabos (Mexique) pour recevoir des leçons de démocratie, a déclaré lundi devant la presse le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso.

Franchement, nous ne sommes pas ici pour recevoir des leçons en termes de démocratie ou sur la façon de gérer l'économie, a affirmé M. Barroso, remarquant au passage que tous les pays du G20 ne sont pas des démocraties.

Les Européens sont sous la pression de leurs partenaires du G20, qui rassemble pays riches et émergents, accusés de ne pas en faire assez pour résoudre la crise de la dette qui les mine depuis décembre 2009.

Visiblement agacé par la question d'un journaliste canadien sur la crédibilité des Européens, M. Barroso a fait remarquer que la crise n'avait pas l'Europe pour origine mais l'Amérique du Nord. Une bonne partie de notre secteur financier a été contaminé par, comment dire, des pratiques non orthodoxes de la part de certains secteurs des marchés financiers, a-t-il relevé.

Mais, a-t-il souligné, nous ne rejetons pas la responsabilité sur nos partenaires, ce que nous disons c'est travaillons ensemble quand nous avons un problème.

Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy a souligné de son côté lors de la même conférence de presse que le G20 allait, dans sa déclaration finale, soutenir et encourager les efforts des Européens et de la zone euro pour résoudre la crise.

Et nous ne sommes pas les seuls à être responsables pour les problèmes économiques actuels dans le monde, a-t-il ajouté.


 AFP - 18/06/2012

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