Résultat d'exploitation

Publié le par Sassia

 

 

 L'Europe à l'horizon 2030

 

La combinaison du vieillissement de la population et de la contraction de la main-d'oeuvre intérieure devrait avoir de graves conséquences pour l'Europe. Laissée en l'état, cette situation se traduira par une pression

intenable sur les systèmes de retraite, de santé et de protection sociale et aura des conséquences négatives pour la croissance économique et dans le domaine de la fiscalité. Si l'Europe est déterminée à progresser vers une société de la connaissance, les efforts réalisés pour renforcer l'efficacité économique et améliorer les compétences de la population actuelle doivent être complétés par des mesures énergiques destinées à relever ce défi démographique. Il faut notamment déployer des efforts concertés pour faire de l'UE une destination attrayante pour les immigrants. Sans migration, l'UE ne pourra pas faire face aux futures pénuries de maind'oeuvre et de compétences. Elle assistera également à une réduction de la diversité culturelle et de l'expérimentation, qui sont des conditions préalables à la créativité et à l'innovation.

 

Les tendances démographiques en Europe s'installent dans la durée

Sur le plan démographique, l'Europe conjugue deux extrêmes, à savoir une espérance de vie très élevée et une très faible fécondité. Dans la plupart des États membres de l'UE, l'espérance de vie, qui est actuellement en moyenne de 75 ans pour les hommes et de 82 ans pour les femmes, devrait augmenter de 15 à 20 ans d'ici la fin du siècle. Étant donné que les femmes donnent naissance en moyenne à 1,5 enfant et que de plus en plus de femmes renoncent à la maternité, la population européenne vieillit et sa main-d'oeuvre autochtone diminue. Compte tenu de l'âge moyen actuel de départ à la retraite en Europe (62 ans pour les hommes et un peu plus de 60 ans pour les femmes), si l'on ne fait rien, au cours des quarante prochaines années, le ratio de dépendance en Europe se détériorera fortement, au point que les cotisations de quatre travailleurs financeront la retraite de trois personnes. Une action urgente est nécessaire pour contrebalancer ces tendances négatives. Pour commencer, il conviendrait de mettre en place des

politiques adaptées aux besoins des familles visant à stabiliser ou à augmenter les taux de fécondité. En outre, les conséquences de la diminution de la main-d'œuvre intérieure, y compris les questions connexes liées au financement des régimes de soins de santé et de retraite, pourraient être en partie compensées par un accroissement de la productivité. Une croissance régulière de la productivité permettrait de revoir l'affectation des ressources, ce qui pourrait aider à combler l'écart qui se creuse entre les retraités et les cotisants. Néanmoins, compte tenu de la persistance des schémas démographiques européens, ces mesures ne sont pas suffisantes. En définitive, seules deux séries de mesures complémentaires permettront de relever le défi démographique auquel est confrontée l'Union européenne: il faudra, d'une part, stimuler les taux de participation au marché du travail et, d'autre part, mettre en oeuvre une

politique d'immigration équilibrée, équitable et proactive.

 

Renforcer la participation au marché du travail: une condition sine qua non

La première étape pour accroître le taux d'activité consistera à concevoir et à mettre en oeuvre des stratégies efficaces permettant de concilier vie professionnelle et vie privée (régimes de congés, télétravail, etc.). L'objectif doit être de créer les conditions permettant aux travailleurs, en particulier les femmes élevant de jeunes enfants et les travailleurs âgés, de rester au travail. En dépit d'une espérance de vie plus longue, les femmes prennent leur retraite tôt et leurs taux d'emploi globaux sont inférieurs à ceux des hommes - 58,3 pour cent contre 72,5 pour cent. Pour faire face à cette situation, il faudra mettre davantage l'accent sur l'égalité des chances et la non-discrimination, ainsi que sur des programmes d'accueil des enfants et des systèmes scolaires conçus pour aider les parents qui travaillent. La deuxième étape consistera à supprimer les obstacles juridiques, administratifs et culturels pour promouvoir une plus grande mobilité de la maind'oeuvre au sein de l'UE. Parmi les instruments essentiels à cet égard figurent la pleine transférabilité des droits sociaux et des droits à pension, l'amélioration de la formation linguistique,

la pleine reconnaissance des diplômes universitaires ainsi que des compétences professionnelles dans

l'ensemble de l'UE et la mise en place, à tous les niveaux politiques, d'un environnement véritablement non discriminatoire. Enfin et surtout, nous devons radicalement modifier notre conception de la retraite. Il convient de décourager les pratiques actuelles de préretraite. Le départ à la retraite devrait cesser d'être une obligation pour devenir une option. Il convient de prolonger la vie professionnelle en augmentant l'âge réel et l'âge légal de départ à la retraite. Les programmes d'éducation et de formation des adultes, les régimes de salaires, les conditions de travail et les régimes de retraite devraient être adaptés

afin de créer un marché du travail pour les personnes âgées de 50 à 70 ans en rendant plus attrayants le recrutement et l'emploi des travailleurs âgés.

 

Politiques d'immigration: vers une approche proactive

Même si les mesures internes destinées à stimuler la participation au marché du travail pouvaient être pleinement mises en oeuvre, elles ne suffiraient pas à compenser intégralement les conséquences de l'évolution démographique sur l'offre future de maind'oeuvre. Le fait est que, d'ici 2050, en l'absence, peu probable, d'immigration et à taux d'activité constant, la population active de l'UE diminuerait d'environ 68 millions de travailleurs. Étant donné que tous les immigrés ne rejoignent pas la population active, il faudrait un gain net de 100 millions de personnes environ pour combler le déficit. Objectivement, un afflux net aussi important au cours des quarante prochaines années n'est ni probable, ni nécessairement souhaitable. Toutefois, le recours à une maind'oeuvre étrangère fera partie de la solution à apporter aux pénuries futures de maind'oeuvre et de compétences que connaîtra l'Europe, et l'UE devra élaborer une approche   proactive de l'immigration. D'une manière générale, il est nécessaire, en Europe, de changer d'attitude vis-à-vis de l'immigration. Trop souvent, elle est perçue comme un fardeau à porter plutôt que comme une chance à saisir. À cet égard, l'Europe a beaucoup à apprendre de l'Australie, du Canada et

des EtatsUnis, avec lesquels elle est en concurrence directe pour attirer des immigrants talentueux et qualifiés. En s'appuyant sur l'expérience acquise pour ces pays, l'UE doit élaborer une politique commune en matière d'immigration afin d'attirer les immigrants les plus qualifiés, talentueux et motivés, tout en prenant des mesures pour prévenir la perte de capital humain dans les pays d'origine. Dans une politique commune de l'UE en matière d'immigration, il faudrait une stratégie spécifique à moyen et à long terme pour attirer les immigrants qualifiés. Des informations claires mettant en avant les avantages qu'il y a à s'établir en Europe devraient être aisément accessibles. Il est également nécessaire de définir une

approche concertée concernant des critères communs pour l'accueil des immigrants (système à points ou système d'évaluation), tout en tenant compte des besoins particuliers des États membres. Néanmoins, l'Europe ne deviendra une destination attrayante pour les immigrants qualifiés que si ces derniers

sentent acceptés, ont pleinement accès aux marchés du travail officiels et ont la possibilité de créer

leur propre entreprise. Des initiatives d'intégration de grande envergure sont nécessaires au niveau de l'UE et des États membres, mais surtout au niveau local, qui est souvent le niveau idéal pour recenser les besoins des populations immigrantes ou non et d'y répondre. Une fois légalement établis dans l'UE, les immigrants devraient bénéficier des mêmes droits sociaux que les ressortissants de l'UE. Il conviendrait d'exploiter le potentiel offert par les populations immigrantes déjà présentes dans l'Union pour stimuler la participation au marché du travail à travers un investissement dans l'enseignement des langues, la formation professionnelle et l'enseignement général, conjugué à des stratégies énergiques de lutte contre la discrimination. Il conviendrait d'éliminer toutes les formes de discrimination contre les travailleurs immigrants et leurs familles.

 

Source : http://www.senat.fr/europe/rapport_UE2030.pdf


 

 

Marine Le Pen veut annexer la Wallonie RIRE

21/07/2011

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/pour-marine-pen-nouveau-departement-francais-est-wallonie-120596.html

 

 

Guéant réduit de moitié la liste des métiers ouverts aux étrangers

22/7/2011

http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0201525982152-gueant-reduit-de-moitie-la-liste-des-metiers-ouverts-aux-etrangers-197337.php

 

 

 

Circulaire Guéant : Un texte absurde

Les diplômés étrangers formés en France doivent partir.

11/10/2011

http://www.francesoir.fr/actualite/politique/circulaire-gueant-un-texte-absurde-149662.html

 

 

 

"Les intégristes chrétiens eux, ne brûlent pas" d'après Claude Guéant.

2/11/2011

http://www.rue89.com/2011/11/02/gueant-les-integristes-chretiens-eux-ne-brulent-pas-ah-bon-226163

 

 

 

Sécurité : Guéant propose aux citoyens de faire la police

3/11/2011

http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111103.OBS3772/securite-gueant-propose-aux-citoyens-de-faire-la-police.html

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