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Publié le par le blog de Sassia

 

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par Ghania Oukazi

LQO - 23/02/2011


L'on rappelle que l'ouverture des médias lourds a été ordonnée par le chef de l'Etat alors que leurs responsables continuent d'imposer leur diktat face à toute velléité de changement de l'ordre établi. Rapporté par la presse, il y a près d'un mois, la suppression de l'émission politique «Makha Essahafa (café de la presse)», diffusée tous les mercredis en direct sur les ondes de la chaîne 1, ne semble pas poser un problème de conscience aux gestionnaires. L'émission en question n'engageait que les journalistes qui y étaient invités pour commenter les événements nationaux et internationaux. Mais elle aurait terriblement gêné les gouvernants jusqu'à ordonner son arrêt. Son animateur se retrouve aujourd'hui interdit d'antenne non pas pour avoir coordonné les propos de journalistes venus commenter la rue arabe (algérienne comprise) en ces temps d'agitations décisives et historiques mais pour avoir donné son avis sur la marche du 12 février dernier à un média français. Les brimades subies par la profession font légion et ne sont pas que de «statut public». Elles s'exercent y compris au sein des rédactions des journaux privés dont les patrons s'érigent en moralisateur et en défenseur de la liberté de la presse. Bien des journalistes politiques se sont retrouvés mutés à d'autres rubriques où ils se contentent de rapporter l'information sans la commenter. Le pays souffre d'un sérieux problème de gouvernance à tous les niveaux. Interrogé par des journalistes sur la raison de la fermeture de «Makha Essahafa», cet espace de la libre parole, le directeur général de l'ENRS s'est contenté de dire que la décision a été prise par le directeur de la chaîne 1 et qu'il n'en est ainsi nullement responsable. Le ministre de la Communication a choisi, lui, de garder le silence. Il est d'ailleurs difficile de croire qu'il agirait en faveur d'ouverture d'espaces libres au sein des médias publics lourds. Ce ne serait ni sa mission ni sa conviction. Le choix des hommes responsables et soucieux de l'éthique n'a jamais été le fort du pouvoir en place. Il s'est toujours accommodé de la présence d'opportunistes, très souvent d'incultes.  

source : http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5149733

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