Bouclier antimissile européen

Publié le par le blog de Sassia

 

 

6/10/2011 – Otan : un renforcement du potentiel militaire nécessaire ( Rasmussen)

 

Le renforcement du potentiel militaire de l’Otan constitue l’objectif principal de l’Alliance pour les années à venir, a déclaré mercredi à Bruxelles le secrétaire général de l’Alliance, Anders Fogh Rasmussen.

"Le succès de l’opération militaire en Libye a été en grande partie atteint grâce aux possibilités uniques que seuls les Etats-Unis pouvaient offrir", a estimé M.Rasmussen dans une brève intervention à l’ouverture d’une réunion des ministres de la Défense de l’Otan.

Le secrétaire général a notamment évoqué les drones, les moyens modernes de reconnaissance et les armes de pointe dont disposent les Etats-Unis.

Selon lui, il est nécessaire de promouvoir l’utilisation de ces équipements dans les pays membres de l’Alliance.

 

 

 

abm-copie-1source : Rianovosti  

 

7/10/2011  - L’industrie militaire US derrière la « défense intelligente » de l’Otan

 

Derrière le concept de "défense intelligente" de l'Otan, on trouve les intérêts du complexe militaro-industriel américain, estime l'ambassadeur de Russie auprès de l'Alliance, Dmitri Rogozine.

"Derrière l'idée de mettre en place une « défense intelligente », examinée la veille lors d'une réunion des ministres de la Défense de l'Otan, on trouve sans doute les ambitions du complexe militaro-industriel des Etats-Unis", a-t-il déclaré vendredi à RIA Novosti.

Réunis les 5 et 6 octobre à Bruxelles, les ministres de la Défense des 28 pays de l'Otan ont approuvé l'initiative de "défense intelligente" proposée par le secrétaire général de l'Alliance, Anders Fogh Rasmussen. Selon ce dernier, il s'agit d'améliorer le niveau militaire et technique de l'Alliance, tout en réduisant les ressources nécessaires à cet effet.

D'après l'ambassadeur russe, l'initiative de M. Rasmussen vise à "répartir les responsabilités" parmi les alliés européens de façon à "créer une grande armée atlantique placée sous le commandement de l'état-major militaire l'Otan".

Dans ce cas, certains pays de l'Alliance seraient contraints de renoncer à leur armée nationale composée de différents types d'unités "pour accepter la spécialisation qui leur sera imposée par le commandement central", estime M. Rogozine. Cela signifie que les uns ne développeront que la flotte de surface, d'autres la flotte sous-marine, d'autres encore les troupes de débarquement, d'autres enfin les troupes aérospatiales.

"Si un pays forme seul ses forces armées, il est libre d'acheter des armes là où il veut, mais s'il intègre le système de «défense intelligente», dont les paramètres seront définis par l'état-major de l'Otan, les achats d'armes seront décidés par Washington", a indiqué le diplomate

 

 

8/10/2011 – Moscou préoccupé par l’absence de progrés aux négociations

 

Moscou est préoccupé par l'absence de progrès aux négociations sur la mise en place d'un système de défense antimissile conjoint avec l'Otan, a annoncé le représentant permanent de la Russie auprès de l'Alliance, Dmitri Rogozine.
"Nos partenaires occidentaux taisent le fait que les négociations n'ont jusqu'à présent abouti à aucun résultat et affirment que tout va bien", a-t-il déclaré à RIA Novosti.
En réalité, "rien ne va bien, car nos partenaires n'ont pas l'intention de faire progresser les négociations", a poursuivi le diplomate
Selon ses dires, les radars, que Washington envisage de déployer en Europe dans le cadre de son bouclier antimissile, auront un rayon d'action assez grand pour permettre aux Américains de "contrôler toute la partie européenne de la Russie".
"Nous ne l'accepterons jamais. Aussi, invitons-nous les Etats-Unis et l'Otan à garantir que ce système ne lèsera pas nos intérêts. Or, ils refusent de le faire", a indiqué M. Rogozine.
Il a fait savoir que les négociations sur la défense antimissile seraient évoquées lundi 10 octobre lors d'une réunion du groupe de travail pour la coopération avec l'Otan créé auprès de l'administration présidentielle.  

 

Source : Ria Novosti

 

 

8/10/2011 – Téhéran critique Ankara

 

TEHERAN (AP) — Un conseiller du Guide suprême iranien l'Ayatollah Ali Khamenei s'en est pris samedi à la Turquie, considérant qu'Ankara avait fait une "erreur stratégique" en acceptant l'installation sur son sol d'un système radar du bouclier antimissiles de l'OTAN.

Ce "bouclier" vise à protéger l'Europe des menaces balistiques potentielles et Ankara a annoncé en septembre l'installation prochaine d'un système radar dans ce cadre.

A cette occasion, la Turquie a affirmé que ce bouclier ne visait aucun pays en particulier, et avait menacé de refuser son installation sur son sol si l'Iran était explicitement désigné comme une menace.

Le général Yahya Rahim Safavi, conseiller de Khamenei et ancien commandant des Pasdaran, les Gardiens de la révolution, a jugé que la Turquie allait dans la mauvaise direction avec cette décision. Il était interrogé samedi par l'agence semi-officielle Mehr. AP

nc/v

 

Source : Libération

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