Bethléem inscrite au patrimoine mondial

Publié le par Sassia

 palestine-bethleem.jpg  
Malgré une farouche opposition des Israéliens et de leurs inconditionnels alliés, les Américains, l’Unesco a inscrit, hier, le site de l’église de la Nativité de Beit Lehem, en Cisjordanie, au Patrimoine mondial de l’humanité. Une procédure d’urgence qui a suscité une vive protestation d’Israël, lors d’une session à Saint-Pétersbourg au nord-ouest de la Russie. Le site du «Lieu de naissance de Jésus», comprenant également la route de pèlerinage, a été inscrit par 13 voix pour, 6 contre et 2 abstentions, lors d’un vote secret des 21 membres du Comité du patrimoine, qui comprenait cette année, notamment, la France, la Russie, l’Allemagne et le Japon. L’annonce de l’inscription du site, incertaine à l’origine en raison des objections d’Israël, de l’enjeu politique et des avis défavorables d’experts sur le dossier de conservation palestinien, a été saluée par des applaudissements nourris. À Ramallah, la présidence palestinienne s’est aussitôt félicitée de cette victoire. «Cette reconnaissance par le monde des droits du peuple palestinien est une victoire pour notre cause et la justice», a déclaré Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. Le négociateur palestinien Saëb Erakat a salué, pour sa part, «un jour historique». Il s’agit du premier site palestinien inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture(Unesco). Le déléguépalestinien à Saint-Pétersbourg, auquel la parole a été donnée aussitôt après le vote, a estimé que la décision accordait aux Palestiniens leur «droit culturel à l’autodétermination». «Ces sites sont menacés de destruction totale par l’occupation israélienne, la construction du mur de séparation, à cause des sanctions israéliennes et des mesures prises pour opprimer l’identité palestinienne», a déclaré le délégué, dont le nom n’a pas été cité. «Cela prouve que la communauté internationale dans son ensemble a l’intention de protéger la Palestine (...) et de s’assurer que l’Etat palestinien soit créé dans ses frontières de 1967 avec pour capitale Al Qods al charqia», a poursuivi le délégué. Son homologue israélien a vivement réagi à la décision du Comité du patrimoine. «La décision qui vient d’être prise est absolument politique et constitue de notre point de vue une atteinte grave à la convention (du Patrimoine mondial) et à son image», a-t-il déclaré. Il s’agit du premier site palestinien inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco. Entrés à l’Unesco en octobre 2011, au terme d’un vote qui a soulevé l’ire des Américains et Israéliens, les Palestiniens avaient fait la demande d’inscription du site dans une procédure en «urgence». Ils avaient argué du «délabrement et de la dégradation de l’ensemble architectural», notamment du fait des «forces d’occupation» israéliennes. Haut lieu de pèlerinage, Beit Lehem est le premier site touristique des Territoires palestiniens (deux millions de visiteurs en 2011). Datant de l’empereur romain Constantin, au 4e siècle et restaurée au 6e siècle, sous Justinien, la basilique de la Nativité est l’un des sanctuaires les plus anciens de la chrétienté.
 
Rabah Iguer - La Tribune - 29/06/2012


Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes désapprouve une décision de l'UNESCO
OTTAWA, le 29 juin 2012 /CNW/ - Le Comité du patrimoine mondial de l'UNESCO, formé de 21 pays, a approuvé aujourd'hui par vote la demande de la Palestine d'inscrire l'église de la Nativité, à Bethléem, sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il s'agit d'un raccourci de 18 mois par rapport au délai de traitement habituel des candidatures à cette liste. Des experts de l'UNESCO s'opposaient à la candidature de la Palestine en raison du fait qu'elle ne répondait pas aux critères relatifs à cette procédure d'urgence. Qui plus est, les chefs des Églises grecque orthodoxe, catholique et arménienne de Bethléem se sont également prononcés contre l'initiative.
« Cette nouvelle tentative déplorable des dirigeants palestiniens d'empiéter sur l'important travail des Nations Unies est, dans les faits, une démarche axée sur la création d'un État sans que les principaux intéressés n'aient à se conformer à des accords reconnus internationalement en faisant la paix », a déclaré Shimon Fogel, chef de la direction du Centre consultatif des relations juives et israéliennes.
« Les Nations Unies ont un rôle capital à jouer dans les affaires internationales. Malheureusement, leurs activités sont systématiquement contrecarrées et leurs procédures, entravées. La décision de l'UNESCO en est un exemple navrant. Les avis d'experts et le point de vue de hauts dirigeants d'Églises ont été complètement mis de côté, et le processus normal d'étude des candidatures a été occulté.
« Le Canada devrait respecter ses principes et s'opposer vigoureusement à la prise de mesures aussi improductives aux Nations Unies. Autrement, il est fort probable que les organismes des Nations Unies perdent toute forme d'intégrité et de crédibilité. »
Eta Yudin
Directrice associée, affaires publiques et relations avec la communauté juive
 
Source : newswire.ca


Yitzhak Shamir, ancien Premier ministre et fervent défenseur du "Grand Israël", est décédé - 01/07/2012
 
 
Lire également :
 

Commenter cet article