Australie : La vente d'uranium à l'Inde

Publié le par Sassia

Relations USA/Chine suite http://algerie123.over-blog.com/article-l-australie-veut-lever-son-interdiction-de-vente-d-uranium-a-l-inde-88733714.html

La vente d’uranium : un moyen de resserrer les liens économiques entre l’Australie et l’Inde

18 novembre - IRIS

 

Le gouvernement australien veut intensifier les relations commerciales avec l’Inde. La volonté du Premier ministre d’autoriser la vente d’uranium à « la plus grande démocratie du monde » reflète cette orientation stratégique. Elle met en évidence la spécificité de l’Australie, pays-continent qui suit un modèle diplomatique occidental, alors que ses intérêts économiques et sécuritaires sont de plus en plus orientés vers l’Asie. Les débats sont nombreux au sein de l’opinion publique australienne.


Le Premier ministre australien, Julia Gillard, a fait savoir mardi qu’elle était favorable au retrait de l’interdiction de la vente d’uranium à l’Inde, cette décision étant bénéfique à l’économie et au marché du travail en Australie. Elle permettrait d’intensifier les relations commerciales avec l’Inde, qu’elle qualifie de « démocratie stable,[…] plus grande démocratie du monde. » Cette annonce a été accueillie avec le plus grand enthousiasme par le ministre des Affaires étrangères indien S.M Krishna. Le commerce entre ces deux pays est déjà très intense et s’élève à vingt milliards de dollars par an. La balance commerciale est en faveur de l’Australie : l’Inde a en effet besoin de ressources énergétiques et naturelles pour accompagner sa croissance économique considérable. L’Union indienne dispose de vingt réacteurs nucléaires, et souhaiterait que près de 40% de ses besoins énergétiques soient couverts par l’utilisation de l’énergie nucléaire. Le gouvernement australien voudrait quant à lui que ses exportations totales d’uranium passent à 14 000 tonnes par an en 2014, contre environ 10 000 tonnes par an actuellement. Il est à noter que le prix du nucléaire dans la zone a chuté après les catastrophes de Fukushima. L’Australie possède près d’un tiers des réserves et fournit environ 19% de la production mondiale d’uranium. Toutefois, elle ne dispose pas de réacteurs nucléaires.

La déclaration de Julia Gillard a suscité des débats. Elle devrait être soutenue par l’opposition conservatrice ainsi que par une majorité des membres de son parti, bien que certains y soient opposés. Les Verts qui avaient à de nombreuses reprises soutenus le Premier ministre, notamment en ce qui concerne la loi sur la taxe carbone, se sont opposés à cette déclaration. D’après eux, cela pourrait entraîner une véritable course à l’armement en Asie et menacer la sécurité de l’environnement géopolitique de l’Australie.
Les industriels du secteur minier ont, quant à eux, largement soutenu la déclaration du Premier ministre, cela leur permettrait de trouver de nouveaux débouchés. La question sera débattue lors de la conférence du Parti travailliste en décembre, elle ne nécessite pas d’être approuvée par le Parlement. L’Australie refusait de vendre de l’uranium aux pays qui n’avaient pas signé le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. L’Inde, qui a réalisé ses premiers essais nucléaires en 1998, a toujours critiqué ce traité. Elle qualifie ces conditions de discriminatoires, du fait que seuls les États ayant procédé à des essais nucléaires avant le 1erjanvier 1967, sont autorisés à posséder l’arme nucléaire. L’Inde, tout comme son voisin le Pakistan, avec qui elle est toujours en conflit sur la question du Cachemire, possède des armes nucléaires et n’adhèrent pas au TNP. Le Premier ministre a rassuré l’opinion publique en avançant que seul l’Inde bénéficierait de cette « dérogation ». En effet, l’Inde avait demandé et a reçu une exemption de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique et du Groupe des fournisseurs nucléaires, deux organisations internationales dont fait partie l’Australie. Enfin, il a été annoncé que des conditions strictes de contrôle seront appliquées aux exportations afin de s’assurer que l’uranium ne serve pas à des fins militaires. L’Australie avait déjà pris une position favorable concernant le secteur du nucléaire en Inde, lorsqu’en 2008 les États-Unis avaient soutenu officiellement son développement. L’Union indienne est en effet perçue par Washington comme un contrepoids économique à la Chine. Il est utile de préciser que Julia Gillard a fait sa déclaration la veille de l’arrivée de Barack Obama en Australie

 

 


 

 le 17 novembre 2011

 

Le chef du Pentagone évoque Inde et Chine comme des «menaces»

 

http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/201111/17/01-4469021-le-chef-du-pentagone-evoque-inde-et-chine-comme-des-menaces.php

 

 


 

Le Premier ministre chinois rencontre le Premier ministre indien Manmohan Singh

 

Le 18 novembre, le Premier ministre chinois a rencontré à Bali,en Indonésie, son homologue indien Manmohan Singh en marge du Sommet de l'ASEAN. Les deux parties ont exprimé leur satisfaction quant au développement des relations sino-indiennes et ont convenu de conjuguer les efforts pour promouvoir l'amitié entre la Chine et l'Inde.

Le monde a suffisamment d'espace pour que nous puissions tous nous développer. Nos deux pays doivent coopérer dans tous les domaines. Le 21e siècle appartient à l'Asie. Nous devons conjuguer nos efforts pour un développement commun, a déclaré M. Wen. Il a fait part de sa confiance vis-à-vis du développement de la coopération entre les deux pays.

Cri online - 18/11/2011

 

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