Au jour, le jour...au pays du Nil

Publié le par algerie123.over-blog.com

 

   

 

WikiLeaks: les USA ont financé le mouvement pro-démocratie

 Les Etats-Unis ont financé à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars des organisations de promotion de la démocratie en Egypte au grand dam du président Hosni Moubarak, selon des notes obtenues par WikiLeaks et publiées vendredi par le journal norvégien Aftenposten.

L'Agence des Etats-Unis pour le développement international aurait prévu de consacrer 66,5 millions de dollars en 2008 et 75 millions en 2009 à des programmes égyptiens sur la démocratie et la bonne gouvernance, selon une  note de l'ambassade des Etats-Unis au Caire du 6 décembre 2007.

"Le président Moubarak est profondément sceptique à l'égard du rôle des Etats-Unis dans la promotion de la démocratie", souligne un autre télégramme diplomatique datant du 9 octobre 2007. "Toutefois, les programmes du gouvernement américain aident à établir des institutions démocratiques et à renforcer les voix d'individus en faveur d'un  changement en Egypte", ajoute la note américaine.

Selon Aftenposten, qui dit avoir récupéré d'une manière restée obscure l'intégralité des 250.000 documents diplomatiques obtenus par WikiLeaks, les Etats-Unis ont donc directement contribué à "développer des forces qui s'opposent au président" Moubarak.

La deuxième note précise que les sommes versées par les Etats-Unis à la promotion de la démocratie recouvraient à la fois des programmes diligentés par le gouvernement égyptien lui-même et des aides financières à des ONG égyptiennes et américaines actives dans ce domaine.

La ministre égyptienne de la Coopération internationale Fayza Aboulnaga aurait demandé dans une lettre à l'ambassade que l'Agence des Etats-Unis pour le développement international cesse de financer 10 de ces organisations "au motif (qu'elles) n'ont pas été correctement enregistrées comme ONG", selon une troisième note du 28 février 2008.

Généralement considéré comme le successeur désigné du président Moubarak, son fils Gamal est aussi décrit comme "irritable concernant les financements américains directs en faveur de la démocratie et de la bonne gouvernance", révèle une quatrième note du 20 octobre 2008.

Des manifestations d'hostilité à Moubarak secouaient l'Egypte vendredi pour la 4e journée consécutive.

 


 

Washington prêt à revoir son aide à l'Egypte  Le Monde le 28/01/2011

Optant pour une fermeté plus affichée, les Etats-Unis se sont dits prêts à revoir l'aide, notamment militaire, qu'ils apportent à l'Egypte. "Nous réexaminerons notre assistance en fonction des événements qui auront lieu dans les prochains jours", a indiqué Robert Gibbs. Cette initiative suggère que les Etats-Unis reconsidèrent l'éventail des moyens dont ils disposent pour faire pression sur Le Caire. Avec quelque 1,3 milliard de dollars d'aide militaire par an, l'Egypte est un des grands bénéficiaires de l'aide américaine.

Dans la journée, Barack Obama s'est entretenu à la Maison blanche pendant quarante minutes avec des responsables de son Conseil national de sécurité et le vice-président, Joe Biden, et devait de nouveau réunir la même équipe au cours de la journée pour faire le point sur la situation, alors que les événements sur place prenaient un tour de plus en plus violent vendredi soir.

 

"RÉFRÉNER LES FORCES DE L'ORDRE"

Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, a peu après appelé le gouvernement égyptien à mettre fin au blocage "sans précédent" des communications dans le pays. Elle l'a invité à s'engager "immédiatement" dans des réforme, à "faire tout ce qui est en son pouvoir pour réfréner les forces de l'ordre", et à "mettre fin aux mesures sans précédent prises pour bloquer les communications", une référence à la coupure d'Internet.

"En tant que partenaires", a-t-elle enfin affirmé sur un ton solennel, le visage fermé, "nous croyons fermement que le gouvernement égyptien doit dialoguer immédiatement avec le peuple égyptien pour mettre en œuvre les réformes économiques, politiques et sociales nécessaires." L'intégralité de son intervention, en anglais, est visible ci-dessous :

Il s'agit de la réaction américaine la plus vive et la plus critique contre le pouvoir du président égyptien, Hosni Moubarak, depuis le début des protestations réclamant son départ, il y a quatre jours.

 

GANDHI ET MARTIN LUTHER KING

Philip Crowley, le porte-parole de la diplomatie américaine, a également qualifié la situation de "profondément inquiétante", appelant à "respecter les droits fondamentaux, éviter la violence, et permettre les communications". "La réforme est vitale pour le bien-être de l'Egypte à long terme", a ajouté M. Crowley dans un nouveau "tweet" : "Le gouvernement égyptien doit considérer son peuple comme un partenaire, et non comme une menace."

Le sénateur démocrate John Kerry a quant à lui estimé, vendredi, que l'Egypte devait choisir un nouveau dirigeant en 2011 au cours d'élections "libres, transparentes et démocratiques". Président de la commission des affaires étrangères du Sénat américain, John Kerry a appelé dans un communiqué les Egyptiens à des manifestations "pacifiques", évoquant les précédents non violents de Gandhi et Martin Luther King.

 

DILEMME

La situation dans le pays représente un dilemme pour les Etats-Unis, enclins à soutenir la démocratie, mais dont M. Moubarak est le plus proche allié arabe. La secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, avait estimé, mardi, que le gouvernement au Caire était "stable", avant que l'administration Obama ne mette très vite l'accent sur la nécessité de respecter le droit à manifester.

L'armée égyptienne a bénéficié l'an dernier de subventions américaines à hauteur de 1,3 milliard de dollars. Les Etats-Unis ont toutefois financé à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars des organisations de promotion de la démocratie en Egypte, au grand dam du président Moubarak, selon des notes obtenues par WikiLeaks et publiées vendredi par le journal norvégien Aftenposten.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article